Fondation de l’abbaye 1150 (≈ 1150)
Établie par des moines de Berdoues sur des terres des seigneurs de Montaut.
début XIVe siècle
Achèvement des bâtiments en dur
Achèvement des bâtiments en dur début XIVe siècle (≈ 1404)
Construction de l’église et du monastère.
XVe siècle
Pillage de l’abbaye
Pillage de l’abbaye XVe siècle (≈ 1550)
Un siècle après son achèvement.
1637
Rénovations par l’abbé de Grammont
Rénovations par l’abbé de Grammont 1637 (≈ 1637)
Modifications du bâtiment conventuel.
1790
Dispersion des religieux
Dispersion des religieux 1790 (≈ 1790)
Fin de l’abbaye à la Révolution.
1967
Classement du chœur et du transept
Classement du chœur et du transept 1967 (≈ 1967)
Seules parties préservées de l’église.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise, à l'exclusion des parties classées : inscription par arrêté du 9 juin 1932 ; Choeur et transept (à l'exclusion du clocher moderne) (cad. D 7) : classement par arrêté du 13 juillet 1967
Personnages clés
Barthélemy de Grammont - Abbé et prieur d’Eaunes
Conseiller au parlement de Toulouse, rénovateur au XVIIe siècle.
Seigneurs de Montaut - Fondateurs et donateurs
Octroient les terres pour la fondation en 1150.
Origine et histoire
L’abbaye cistercienne de La Clarté-Dieu, fondée en 1150 près de Muret, est une « arrière-petite-fille » de l’abbaye de Cîteaux, issue de l’abbaye de Morimond et fille de l’abbaye de Planselve. Elle est établie par des moines de Berdoues sur des terres données par les seigneurs de Montaut. Les premiers bâtiments, probablement en bois, laissent place à une construction en dur achevée au début du XIVe siècle, avant d’être pillée un siècle plus tard.
Au XVIIe siècle, l’abbaye connaît un déclin qui entraîne des ventes de terres et des restrictions. En 1790, la Révolution met fin à son existence monastique, dispersant les religieux et liquidant ses biens. L’église abbatiale, en croix latine avec un chevet orienté à l’est, voit sa nef raccourcie dès le XVIIe siècle. Seul le chœur et le transept, classés en 1967, subsistent après la destruction de la nef en 1974-75.
Le prieuré, construit au XVIIe siècle et inscrit en 1992, conserve des éléments comme un escalier orné d’une rampe de la même époque et des vestiges du cloître. L’abbaye, transformée en domaine agricole après la Révolution, est ensuite donnée à la congrégation Saint-Vincent-de-Paul. Ses armoiries, d’azur à une Notre-Dame d’or assise sur une nuée d’argent, reflètent son héritage spirituel.
L’architecture, en briques roses toulousaines, mêle des réfections des XVIIe et XVIIIe siècles, comme les décors stuqués. Un pigeonnier, détruit en 2013, et un ancien cimetière attenant à la nef rappellent son passé agricole et funéraire. Aujourd’hui, une partie des bâtiments abrite la médiathèque municipale et la salle du conseil.
L’abbaye illustre l’influence cistercienne en Occitanie, liée à des figures comme l’abbé Barthélemy de Grammont, prieur au XVIIe siècle. Son histoire reflète les bouleversements religieux, politiques et architecturaux de la région, depuis sa fondation médiévale jusqu’à sa préservation partielle comme monument historique.
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