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Abbaye de La Clarté-Dieu à Eaunes en Haute-Garonne

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Abbaye
Eglise romane
Haute-Garonne

Abbaye de La Clarté-Dieu à Eaunes

    70-72 Rue André Malraux
    31600 Eaunes
Propriété de la commune
Abbaye de La Clarté-Dieu à Eaunes
Abbaye de La Clarté-Dieu à Eaunes
Abbaye de La Clarté-Dieu à Eaunes
Abbaye de La Clarté-Dieu à Eaunes
Abbaye de La Clarté-Dieu à Eaunes
Abbaye de La Clarté-Dieu à Eaunes
Abbaye de La Clarté-Dieu à Eaunes
Abbaye de La Clarté-Dieu à Eaunes
Abbaye de La Clarté-Dieu à Eaunes
Abbaye de La Clarté-Dieu à Eaunes
Abbaye de La Clarté-Dieu à Eaunes
Crédit photo : Sylda31 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1150
Fondation de l’abbaye
début XIVe siècle
Achèvement des bâtiments en dur
XVe siècle
Pillage de l’abbaye
1637
Rénovations par l’abbé de Grammont
1790
Dispersion des religieux
1967
Classement du chœur et du transept
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise, à l'exclusion des parties classées : inscription par arrêté du 9 juin 1932 ; Choeur et transept (à l'exclusion du clocher moderne) (cad. D 7) : classement par arrêté du 13 juillet 1967

Personnages clés

Barthélemy de Grammont - Abbé et prieur d’Eaunes Conseiller au parlement de Toulouse, rénovateur au XVIIe siècle.
Seigneurs de Montaut - Fondateurs et donateurs Octroient les terres pour la fondation en 1150.

Origine et histoire

L’abbaye cistercienne de La Clarté-Dieu, fondée en 1150 près de Muret, est une « arrière-petite-fille » de l’abbaye de Cîteaux, issue de l’abbaye de Morimond et fille de l’abbaye de Planselve. Elle est établie par des moines de Berdoues sur des terres données par les seigneurs de Montaut. Les premiers bâtiments, probablement en bois, laissent place à une construction en dur achevée au début du XIVe siècle, avant d’être pillée un siècle plus tard.

Au XVIIe siècle, l’abbaye connaît un déclin qui entraîne des ventes de terres et des restrictions. En 1790, la Révolution met fin à son existence monastique, dispersant les religieux et liquidant ses biens. L’église abbatiale, en croix latine avec un chevet orienté à l’est, voit sa nef raccourcie dès le XVIIe siècle. Seul le chœur et le transept, classés en 1967, subsistent après la destruction de la nef en 1974-75.

Le prieuré, construit au XVIIe siècle et inscrit en 1992, conserve des éléments comme un escalier orné d’une rampe de la même époque et des vestiges du cloître. L’abbaye, transformée en domaine agricole après la Révolution, est ensuite donnée à la congrégation Saint-Vincent-de-Paul. Ses armoiries, d’azur à une Notre-Dame d’or assise sur une nuée d’argent, reflètent son héritage spirituel.

L’architecture, en briques roses toulousaines, mêle des réfections des XVIIe et XVIIIe siècles, comme les décors stuqués. Un pigeonnier, détruit en 2013, et un ancien cimetière attenant à la nef rappellent son passé agricole et funéraire. Aujourd’hui, une partie des bâtiments abrite la médiathèque municipale et la salle du conseil.

L’abbaye illustre l’influence cistercienne en Occitanie, liée à des figures comme l’abbé Barthélemy de Grammont, prieur au XVIIe siècle. Son histoire reflète les bouleversements religieux, politiques et architecturaux de la région, depuis sa fondation médiévale jusqu’à sa préservation partielle comme monument historique.

Liens externes