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Abbaye Notre-Dame de Bonnecombe à Comps-la-Grand-Ville dans l'Aveyron

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Abbaye
Eglise romane
Aveyron

Abbaye Notre-Dame de Bonnecombe

    l'Abbaye
    12120 Comps-la-Grand-Ville

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1162
Fondation de l’abbaye
3 janvier 1167
Consécration de l’abbaye
1217
Accord avec Bonneval
1470
Mise en commende
1791
Départ des cisterciens
1876-1877
Restauration par les trappistes
1895
Réérigation en abbaye
1965
Départ des trappistes
2017
Fermeture au public
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Raymond V - Comte de Rouergue Fondateur de l’abbaye en 1162
Hugues - Évêque de Rodez Cofondateur, inhumé dans le chœur en 1212
Gausbert - Abbé de Candeil Consacre l’abbaye en 1167
Matfred - Premier abbé de Bonnecombe Nommé par Gausbert en 1167
Lanza del Vasto - Fondateur de la communauté de l’Arche Occupe l’abbaye à partir de 1980

Origine et histoire

L’abbaye Notre-Dame de Bonnecombe, située à Comps-la-Grand-Ville dans l’Aveyron, est fondée en 1162 par Raymond V, comte de Rouergue, et Hugues, évêque de Rodez. Consacrée le 3 janvier 1167 par l’abbé Gausbert de Candeil, elle accueille dès ses débuts des moines cisterciens dirigés par l’abbé Matfred. Dès l’origine, des tensions apparaissent avec l’abbaye de Bonneval, résolues en 1217 par un accord sur les pacages de Gramond. L’abbaye rayonne alors sur le Rouergue occidental, l’Albigeois et le canton de Cassagnes, dirigée par trente abbés réguliers jusqu’à sa mise en commende en 1470, marquant le début de son déclin.

Pendant la Rvolution française, l’abbaye subit d’importantes dégradations. Elle est restaurée à partir de 1876-1877 par des moines trappistes d’Aiguebelle, qui la réérigent en abbaye en 1895. Les trappistes quittent les lieux en 1965, faute de vocations. Le site accueille ensuite une communauté orthodoxe (1965-1968), puis un centre de réinsertion, avant d’être confié à la communauté de l’Arche en 1980, puis aux Béatitudes en 1998. Depuis 2017, l’abbaye, propriété privée, est fermée au public.

L’architecture de Bonnecombe mêle des éléments du XIIe siècle (chœur, nef, transept) et des ajouts défensifs comme la tour Saint-Bernard, construite pendant la guerre de Cent Ans. Le chœur abrite la sépulture de Hugues, évêque de Rodez (mort en 1212), ainsi que des familles nobles locales (Landorre, Roquecézière, Scorailles). Un retable baroque de 1660, démembré en 1806, témoigne de son patrimoine artistique. L’abbaye, fille de Notre-Dame d’Aiguebelle, illustre l’influence cistercienne dans le sud-ouest.

Économiquement, l’abbé de Bonnecombe cumulait pouvoirs civil et religieux, percevant dîmes (lou deyme), champart (lou quint) et taxes sur les récoltes et le bétail. Ce système, typique des abbayes médiévales, structurait la vie locale jusqu’à la Révolution. Après 1791, les cisterciens disparaissent, mais le site conserve une vocation spirituelle ou sociale jusqu’à aujourd’hui.

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