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Abbaye royale de Nyoiseau en Maine-et-Loire

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Abbaye Royale

Abbaye royale de Nyoiseau

    L'Abbaye
    49500 Nyoiseau

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1700
1800
1900
2000
1109
Fondation de l’abbaye
1792
Expulsion des bénédictines
1827
Effondrement du clocher
1994
Classement Monument Historique
2022
Acquisition par des designers
2023
Sélection au Loto du Patrimoine
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Salomon - Fondateur et ermite Disciple de Robert d’Arbrissel, fondateur en 1109.
Eremburge - Première abbesse Venue de Fontevraud, nommée par Salomon.
Françoise Roy - Abbesse réformatrice Rétablit la règle bénédictine en 1616.
Louis XIII - Roi de France Intervint pour rétablir l’ordre en 1616.
Madame de Scépeaux - Dernière abbesse Dirigea jusqu’à l’expulsion en 1792.

Origine et histoire

L’abbaye royale de Nyoiseau, aussi appelée abbaye Notre-Dame de Nyoiseau, fut fondée en 1109 par l’ermite Salomon, disciple de Robert d’Arbrissel (fondateur de Fontevraud). Installée sur les bords de l’Oudon grâce aux dons de Gautier de Nyoiseau, elle fut dirigée par des abbesses issues de Fontevraud, dont la première, Eremburge, marqua son histoire. Jusqu’en 1792, 38 abbesses, souvent nobles, se succédèrent, avec des protecteurs comme Foulques V d’Anjou ou Charles Ier de Sicile.

Au XVIe et XVIIe siècles, l’abbaye connut des tensions internes, notamment sous l’influence de la famille du Bellay, qui imposa trois abbesses entre 1546 et 1616. Louis XIII intervint en 1616 pour rétablir l’ordre bénédictin en nommant Françoise Roy, abbesse de Nevers, qui ramena la stricte observance de la règle de saint Benoît. À sa mort en 1643, l’abbaye comptait une cinquantaine de religieuses.

La Révolution française marqua un tournant : en 1792, les biens furent confisqués, les bénédictines expulsées, et l’église abbatiale incendiée par des chouans après un projet de reconversion en caserne. Le clocher s’effondra en 1827. Les vestiges actuels incluent le cloître et la salle capitulaire du XIIe siècle, ainsi que des bâtiments du XVIIe siècle comme le logis de l’économe, les greniers, et le logis des aumôniers (1647).

Classée Monument Historique en 1994, l’abbaye fut mise en vente en 2019 et acquise en 2022 par les designers Maurizio Galante et Tal Lancman, qui prévoient d’en faire un « temple du design ». Depuis 2000, une association locale œuvre pour sa préservation, organisant des spectacles dans le cloître. En 2023, elle fut sélectionnée pour le Loto du Patrimoine en Maine-et-Loire.

Les bâtiments subsistants reflètent deux périodes majeures : le XIIe siècle (cloître, salle capitulaire) et le XVIIe siècle (logis, grange de 1673, charpentes en carène). Le site conserve aussi des traces archéologiques de l’église abbatiale, de la nécropole et des bâtiments ruinés. Après des siècles de dégradations, le pavillon de l’économe, restauré, abrite aujourd’hui la mairie de Nyoiseau.

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