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Abbaye Notre-Dame de Melleray à La Meilleraye-de-Bretagne en Loire-Atlantique

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Abbaye
Loire-Atlantique

Abbaye Notre-Dame de Melleray

    Abé de Meilleray
    44520 La Meilleraye-de-Bretagne
Propriété d'une association
Abbaye Notre-Dame de Melleray
Abbaye Notre-Dame de Melleray
Abbaye Notre-Dame de Melleray
Abbaye Notre-Dame de Melleray
Abbaye Notre-Dame de Melleray
Abbaye Notre-Dame de Melleray
Abbaye Notre-Dame de Melleray
Abbaye Notre-Dame de Melleray
Abbaye Notre-Dame de Melleray
Abbaye Notre-Dame de Melleray
Abbaye Notre-Dame de Melleray
Abbaye Notre-Dame de Melleray
Abbaye Notre-Dame de Melleray
Abbaye Notre-Dame de Melleray
Abbaye Notre-Dame de Melleray
Abbaye Notre-Dame de Melleray
Abbaye Notre-Dame de Melleray
Abbaye Notre-Dame de Melleray
Abbaye Notre-Dame de Melleray
Abbaye Notre-Dame de Melleray
Abbaye Notre-Dame de Melleray
Abbaye Notre-Dame de Melleray
Abbaye Notre-Dame de Melleray
Crédit photo : Selbymay - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1145
Fondation cistercienne
1147
Bulle pontificale
1544
Premier abbé commendataire
1817
Renaissance trappiste
1831
Expulsion des trappistes britanniques
2015
Arrivée du Chemin Neuf
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et les toitures des trois bâtiments conventuels entourant le cloître ; les galeries du cloître ; le grand escalier d'honneur avec sa rampe en fer forgé dans l'aile ouest ; le grand escalier de pierre à balustres dans l'aile centrale ; le vestibule dans l'aile ouest ; l'ancienne salle à manger et l'ancienne chambre à alcôve avec leur décor, dans l'aile ouest (cad. C 1033) : classement par arrêté du 21 décembre 1984 ; Eglise ; façades et toitures de l'ancien logis abbatial et de l'infirmerie (cad. C 1033, 1051) : inscription par arrêté du 21 décembre 1984 ; Portail isolé du XIIe siècle, remonté à proximité des bâtiments conventuels de l'abbaye (cad. ZW 27) : classement par arrêté du 5 janvier 1993

Personnages clés

Foulques - Abbé fondateur Conduit les moines de Pontron en 1145.
Eugène III - Pape protecteur Accorde une bulle en 1147.
Antoine Saulnier de Beauregard - Rénovateur trappiste Rachète l’abbaye en 1817.
Dom Eutrope (Jacques Proust) - Fondateur de Gethsemani Mène 45 moines aux États-Unis en 1848.
Vincent-Marie-Gabriel Le Borgne de Kermorvan - Abbé commendataire Fait construire l’aile ouest en 1761.
Olivier de Verneuil - Abbé bâtisseur Reconstruit l’aile est (1689-1738).

Origine et histoire

L'abbaye Notre-Dame de Melleray, fondée en 1145 par des moines cisterciens conduits par Foulques, abbé de Pontron, s’implante en Bretagne, alors duché indépendant, sur un terrain offert par les seigneurs de Moisdon. Le site, appelé « coteau de fer », est choisi pour sa position stratégique entre les forêts de Vioreau et d’Ancenis, ainsi que pour ses ressources en eau. Une bulle pontificale du pape Eugène III en 1147 officialise sa protection. Les donations des familles nobles locales (Châteaubriant, Rougé, Ancenis) et de la duchesse Constance de Bretagne en 1199 permettent son développement initial.

Au Moyen Âge, l’abbaye traverse des périodes de prospérité et de déclin, marqué par la guerre de Succession de Bretagne et la commende à partir de 1544, où des abbés séculiers gèrent le monastère, parfois à des fins personnelles. Les XVIIe et XVIIIe siècles voient des transformations architecturales majeures : reconstruction du cloître sous Jean Giraud (1602), ajout d’une aile est sous Olivier de Verneuil (1689-1738), et construction de l’aile ouest en 1761 par l’architecte nantais Nicolas Portail. Ces travaux reflètent les influences stylistiques de l’époque, mêlant sobriété cistercienne et classicisme.

La Révolution française chasse les religieux en 1790, et l’abbaye est vendue comme bien national. Rachatée en 1817 par Antoine Saulnier de Beauregard, elle renaît sous l’impulsion des moines trappistes, introduisant des techniques agricoles modernes et développant une activité horticole réputée au XIXe siècle. L’abbaye rayonne alors internationalement, fondant des monastères en Irlande (Mount Melleray, 1833), en Algérie (Staouëli, 1843), et aux États-Unis (Gethsemani, 1848).

Au XXe siècle, des restaurations successives (1947, 1983) redonnent à l’église son austérité cistercienne originelle, tandis que l’arrivée de la communauté du Chemin Neuf en 2015 marque une nouvelle étape dans sa vie spirituelle. Classée monument historique pour ses façades, son cloître et son portail du XIIe siècle, l’abbaye reste un lieu de prière et d’accueil, témoignant de près de neuf siècles d’histoire religieuse et architecturale.

L’activité économique de l’abbaye évolue avec les époques : exploitation agricole et forestière (écorces de chêne pour les tanneries nantaises), horticulture primée en 1899, puis photocomposition et magasin monastique au XXe siècle. Son architecture, marquée par des éléments romans (portail du XIIe siècle), classiques (aile est du XVIIIe) et utilitaires (bâtiments du XIXe), illustre son adaptation constante aux besoins des communautés qui s’y succèdent.

Liens externes