Abandon par les Allemands mars 1917 (≈ 1917)
Première évacuation du site
mai-août 1918
Réoccupation allemande
Réoccupation allemande mai-août 1918 (≈ 1918)
Séjour présumé du Kronprinz
19 août 1918
Prise par les Français
Prise par les Français 19 août 1918 (≈ 1918)
Fin de l’occupation allemande
26 novembre 1999
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 26 novembre 1999 (≈ 1999)
Inscription officielle du site
1er quart XXe siècle
Construction de l’abri
Construction de l’abri 1er quart XXe siècle (≈ 2025)
Édifié par la 18e D.I. allemande
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Abri (cad. X 34) : inscription par arrêté du 26 novembre 1999
Personnages clés
Kronprinz de Bavière - Prince héritier de Bavière
Aurait séjourné en 1918
Origine et histoire
L’abri du Kronprinz, initialement un pavillon des officiers, fut construit par la 18e Division d’Infanterie allemande au début du XXe siècle. Son architecture ingénieuse le dissimulait dans le paysage : creusé à flanc de colline, il était protégé des tirs français grâce à sa position en contre-pente. La façade en pierre de taille, dotée d’un avant-corps central et d’ailes saillantes, masquait un bâtiment rectangulaire à deux niveaux, avec treize pièces au rez-de-chaussée. Les plafonds, renforcés par des rails métalliques et du ciment armé, étaient recouverts de boiseries pour un confort relatif.
La terrasse supérieure, blindée par deux mètres de béton armé, abritait une quinzaine de cheminées. L’abri comprenait des chambres, une salle de commandement et un espace de détente. Abandonné en mars 1917 par les Allemands, il fut réoccupé de mai à août 1918, période durant laquelle le Kronprinz de Bavière y aurait séjourné. Il fut finalement repris par les Français le 19 août 1918, marquant la fin de son usage militaire.
Classé Monument Historique en 1999, l’abri illustre les techniques de camouflage et de fortification allemandes pendant la Première Guerre mondiale. Son état de conservation et son histoire en font un témoignage rare des stratégies militaires de l’époque, bien que sa localisation exacte reste approximative (précision cartographique évaluée à 5/10).