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Abbaye de Montierneuf à Saint-Agnant en Charente-Maritime

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Abbaye
Charente-Maritime

Abbaye de Montierneuf

    1-3 Rue du Gros Chêne
    17620 Saint-Agnant
Abbaye de Montierneuf
Abbaye de Montierneuf
Abbaye de Montierneuf
Abbaye de Montierneuf
Abbaye de Montierneuf
Abbaye de Montierneuf
Abbaye de Montierneuf
Abbaye de Montierneuf
Abbaye de Montierneuf
Crédit photo : Patrick Despoix - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1072
Fondation du prieuré
1094-1096
Rôle de Geoffroy de Vendôme
1539
Reconstruction par Daugeraud
1789
Vente à la Révolution
1941-1989
Protections successives
1994-2013
Bail emphytéotique municipal
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Porte : inscription par arrêté du 9 août 1941 ; Pigeonnier : classement par arrêté du 15 juin 1951 ; Logis ; vestiges de la priorale (cad. A 1589, 262) : inscription par arrêté du 13 novembre 1989

Personnages clés

Geoffroy de Vendôme - Abbé de Vendôme Soutien à Urbain II, rôle clé en Saintonge.
Bertrand Daugeraud - Seigneur de Montierneuf (XVIe) Reconstructeur du monastère et du pigeonnier.
Urbain II - Pape (1088-1099) Restaura l'ordre en Saintonge (1096).

Origine et histoire

L'abbaye de Montierneuf, fondée vers 1072 par les moines de l'abbaye de Vendôme, était un prieuré-seigneurie stratégique en Saintonge maritime. Ce territoire, riche en sel, commerce et pêche, s'étendait de l'île d'Oléron aux Sables d'Olonne. L'abbé Geoffroy de Vendôme joua un rôle clé en 1094 en sauvant la papauté, ce qui permit à Urbain II de restaurer l'ordre en Saintonge lors du concile de Saintes (1096), au profit de Vendôme. Ce contexte favorisa la disparition du Vieux Châtelaillon et la fondation de La Rochelle.

Au XIIe siècle, le prieuré devint un centre de pouvoir monacal jusqu'en 1540, sous l'autorité de Vendôme. Après 1539, Bertrand Daugeraud, seigneur du lieu, fit reconstruire partiellement le monastère, ajouter une enceinte fortifiée (dont subsiste la porte d'entrée) et édifier un pigeonnier de 3 500 boulins, classé en 1951. Les moines de la congrégation de Saint-Maur, arrivés au XVIIe siècle, ne parvinrent pas à redonner sa prospérité d'antan au site.

À la Révolution, le prieuré fut vendu en trois lots, et ses bâtiments disparurent progressivement. Le logis du XIIe siècle, remanié au XVIe, conserve un corps rectangulaire flanqué d'une tour polygonale abritant un escalier en vis. Les vestiges, dont des salles voûtées, forment aujourd'hui une propriété privée. Entre 1994 et 2013, une collaboration entre la municipalité et les propriétaires permit la réhabilitation du pigeonnier et des aménagements touristiques (visites guidées, spectacles), avant que le bail ne soit rompu pour défaut d'entretien.

Depuis 2013, l'accès au pigeonnier (célébrant son 500e anniversaire) reste toléré, mais une réorganisation juridique est en cours pour rétablir un accès public pérenne. Les propriétaires, malgré les contraintes sanitaires et réglementaires, expriment leur volonté de rouvrir le site sous conditions sécurisées. La porte (inscrite en 1941) et les vestiges de la priorale (inscrits en 1989) rappellent l'importance historique de ce monument saintongeais.

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