Construction présumée Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période estimée des menhirs, sans datation précise.
15-18 mai 1969
Campagne de fouilles complémentaires
Campagne de fouilles complémentaires 15-18 mai 1969 (≈ 17)
Étude des systèmes de calage et confirmation humaine.
juillet 1939
Découverte par Maurice Marais
Découverte par Maurice Marais juillet 1939 (≈ 1939)
Premières fouilles et identification du site.
23 juillet 1975
Classement monument historique
Classement monument historique 23 juillet 1975 (≈ 1975)
Protection officielle de l’alignement.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Alignement de trois menhirs (cad. A 1055) : classement par arrêté du 23 juillet 1975
Personnages clés
Maurice Marais - Découvreur et archéologue
Identifia l’alignement en 1939 et mena les premières fouilles.
Origine et histoire
L’alignement des Bruyères se compose de trois menhirs alignés sur la commune des Baux-Sainte-Croix, dans le département de l’Eure. Ce site, exceptionnel en Normandie où les mégalithes de ce type sont rares, se distingue par son orientation nord-ouest/sud-est et sa proximité avec deux dolmens. Les menhirs, de tailles variables (jusqu’à 2,90 m de long pour le plus grand, aujourd’hui renversé), sont construits en poudingue, une roche abondante localement, extraite d’un sous-sol argileux et sableux.
L’alignement a été découvert en juillet 1939 par Maurice Marais, alors inconnu des habitants. Les premières fouilles révélèrent un système de calage complexe autour du menhir central, avec des pierres disposées en couronne. Une seconde campagne en mai 1969 confirma cette structure, mettant au jour des blocs de poudingue enfouis servant de supports, ainsi que trois esquilles de silex, seuls vestiges des bâtisseurs. Aucune datation précise n’a pu être établie, mais l’origine humaine de l’alignement ne fait aucun doute.
Classé monument historique le 23 juillet 1975, cet alignement est l’un des deux seuls connus en Normandie, avec celui de la Plumaudière (Calvados). Sa rareté et son état de conservation en font un témoignage unique des pratiques mégalithiques néolithiques dans la région. Les menhirs, aujourd’hui situés dans un bois au sud du village, côtoient deux dolmens voisins : celui de l’Hôtel-Dieu et la Pierre courcoulée, sur la commune des Ventes.
Les fouilles ont également souligné l’absence de mobilier archéologique significatif, à l’exception des esquilles de silex. Le menhir nord, partiellement enterré, présente une échancrure à sa base, nécessitant un renfort de pierres pour son calage. Ces observations, couplées à l’orientation précise de l’alignement (déviée de 24° par rapport au nord magnétique), suggèrent une planification rigoureuse, bien que leur fonction exacte (rituelle, astronomique ou symbolique) reste hypothétique.
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