Érection présumée des alignements Vers 4500 av. J.-C. (≈ 100 av. J.-C.)
Période néolithique, sur terre ferme
24 juillet 2023
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 24 juillet 2023 (≈ 2023)
Avec Men Letionec et Goémorent
2025
Classement UNESCO
Classement UNESCO 2025 (≈ 2025)
Intégration aux mégalithes de Carnac
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L’alignement de Men Letionec, ainsi que le sol d’assiette des parcelles BP 98 à 113 et BP 118 à 120, les alignements de Kerpenhir sur l’estran et le menhir du Goémorent sur l’estran. Une partie de cet ensemble est située sur le domaine public maritime, non cadastré. La partie terrestre de cet ensemble figure au cadastre de la commune section BP parcelles n° 98, 99, 100, 101, 102, 103, 104, 105, 106, 107, 108, 109, 110, 111, 112, 113, 118, 119 et 120, représentées sur le plan joint à l’arrêté : inscription par arrêté du 24 juillet 2023
Personnages clés
Serge Cassen - Archéologue
Études géophysiques des stèles (2010, 2015)
Origine et histoire
Les alignements de Kerpenhir sont un site mégalithique exceptionnel situé sur l’estran de la pointe de Kerpenhir, à Locmariaquer (Morbihan). Composés de deux groupes de stèles couchées en granite, ils s’étendent sur des centaines de mètres mais ne sont accessibles qu’à marée basse, le reste du temps étant recouverts par l’océan. Les 135 stèles du groupe nord (Kerpenhir 1) et les 76 du groupe sud (Kerpenhir 2) étaient probablement érigées sur terre ferme il y a 6 500 ans, avant la montée des eaux.
Le site a été inscrit aux monuments historiques le 24 juillet 2023, en même temps que les menhirs voisins de Men Letionec et Goémorent. Depuis 2025, il fait partie du bien « Mégalithes de Carnac et des rives du Morbihan », classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les stèles, aujourd’hui ensablées et couvertes d’algues, témoignent d’une occupation néolithique dans une zone désormais côtière mais autrefois terrestre.
Les recherches archéologiques, comme celles menées par Serge Cassen en 2010 et 2015, ont permis d’étudier ces vestiges submergés grâce à des prospections géophysiques. Leur position actuelle, entre -8 m et le niveau de la mer, illustre l’évolution du littoral breton depuis le Néolithique. Le site reste fragile, exposé aux marées et à l’érosion, tout en offrant un témoignage rare des pratiques funéraires ou rituelles de cette époque.
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