Redécouverte du site 1958 (≈ 1958)
Fouilles par la famille Rozoy
11 octobre 1960
Classement monument historique
Classement monument historique 11 octobre 1960 (≈ 1960)
Protection officielle du site
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Allée couverte de «Giraumont» (cad. D 681, 2 EME FEUILLE DU CADASTRE) : classement par arrêté du 11 octobre 1960
Personnages clés
Famille Rozoy - Archéologues
Responsables des fouilles de 1958
Jean-Georges Rozoy - Préhistorien
Auteur d’études sur le site
Origine et histoire
L’allée couverte de Giraumont, aussi appelée dolmen de la Ganguille, est un monument mégalithique situé sur la commune de Saint-Marcel, dans les Ardennes. Orientée à 106° par rapport au Nord, elle mesure 7,80 m de long et se compose de deux parties distinctes : une antichambre ouverte à l’Est, large de 1,20 m, et une chambre funéraire de 5 m de long, recouverte de dalles de grès siliceux. Les murs, appareillés avec des pierres cimentées par de la glaise jaune et de la terre noire, témoignent d’une technique de construction locale durable. Le sol, constitué d’argile jaune et de pierres rapportées, suggère une extraction depuis une carrière située à 200 m au Nord-Est.
La redécouverte du site en 1958 résulte des fouilles menées par la famille Rozoy, avec l’aide des habitants de Giraumont. Ce mégalithe, quatrième identifié sur la commune, se rattache aux allées sépulcrales de la culture Seine-Oise-Marne, bien que ses matériaux locaux (grès siliceux) diffèrent des exemples classiques. Classé monument historique en 1960, il illustre les pratiques funéraires du Chalcolithique dans le Grand Est. Son état actuel montre des effondrements partiels, notamment la dalle Ouest affaissée, réduisant la hauteur initiale de 1,20 m à 0,30 m au centre.
Le monument se situe en pleine nature, sur une colline calcaire dominant la vallée du Thin, à 280 m d’altitude, entre Remilly-les-Pothées et le bourg de Giraumont. Son plan et ses dimensions en font un témoignage rare des constructions mégalithiques ardennaises, étudié par des archéologues comme Jean-Georges Rozoy. Les références bibliographiques, incluant des publications de la Société préhistorique de France (1932, 1963), soulignent son importance pour comprendre les réseaux culturels du Néolithique final dans le Bassin parisien.
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