Crédit photo : Daniel VILLAFRUELA. - Sous licence Creative Commons
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Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1723 ou 1728
Date gravée sur le pont
Date gravée sur le pont 1723 ou 1728 (≈ 1728)
Mentionnée sur la clef de la première arche.
1810
Croix sur le parapet
Croix sur le parapet 1810 (≈ 1810)
Date gravée sur l’élément ajoutée ultérieurement.
1er quart XVIIIe siècle
Construction du pont
Construction du pont 1er quart XVIIIe siècle (≈ 1825)
Période de construction attestée par les sources.
9 mai 1969
Classement monument historique
Classement monument historique 9 mai 1969 (≈ 1969)
Inscription officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pont (cad. non cadastré) : inscription par arrêté du 9 mai 1969
Personnages clés
Évêques de Vabres - Commanditaires du pont
Initiateurs de la construction pour relier les diocèses.
Inspecteur royal ambulant de Lodève - Contrôleur des manufactures
Lié à l’activité économique justifiant la route.
Origine et histoire
Le Vieux Pont de Saint-Maurice-de-Sorgues est un ouvrage en pierre situé sur la commune de Fondamente, dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie. Construit au premier quart du XVIIIe siècle, il enjambe la rivière Sorgues et se distingue par ses huit arches irrégulières, dont trois franchissent le lit principal de la rivière, tandis que cinq autres, dites « sèches », prolongent la structure sur la rive gauche. Ce pont, inscrit aux monuments historiques depuis le 9 mai 1969, porte des traces de son histoire, notamment la date de 1723 ou 1728 gravée sur la clef de la première arche, ainsi qu’une croix datée de 1810 sur son parapet.
Le pont fut édifié à l’initiative des évêques de Vabres, en Rouergue, pour relier leur diocèse à celui de Lodève, suivant partiellement le tracé d’une ancienne voie romaine reliant Cessero à Segodunum. À l’époque, cette route était fréquentée en raison des manufactures de draps de Lodève, soumises au contrôle de l’inspecteur royal. Son architecture, marquée par des avant-becs et arrière-becs triangulaires formant des refuges, s’inspire de techniques médiévales. Ces éléments, combinés à ses arches en plein-cintre et ses redents irréguliers, en font un témoignage remarquable de l’ingénierie routière d’Ancien Régime.
La construction du pont s’inscrit dans un contexte économique et religieux local dynamique. Les évêchés de Vabres et Lodève jouaient un rôle central dans l’organisation territoriale et le développement des échanges, notamment grâce aux activités textiles. Le pont facilitait ainsi les déplacements entre ces deux pôles, tout en servant de point de passage pour les marchands et les pèlerins. Son classement comme monument historique au XXe siècle souligne son importance patrimoniale, tant pour son architecture que pour son rôle dans l’histoire des communications en Rouergue.
Les sources disponibles, notamment les bases Mérimée et Structurae, ainsi que les observations sur le terrain, confirment son état de conservation et son appartenance au patrimoine communal. Bien que certaines dates, comme 1724, restent incertaines quant à leur signification exacte (début des travaux ou achèvement), le pont demeure un exemple caractéristique des ponts routiers du XVIIIe siècle en Occitanie, alliant fonctionnalité et héritage médiéval.
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