Règne d’Auguste 27 av. J.-C.–14 apr. J.-C. (≈ 100 av. J.-C.)
Début possible de la construction.
41–54 apr. J.-C.
Règne de Claude
Règne de Claude 41–54 apr. J.-C. (≈ 48)
Achèvement attesté par une inscription.
1840
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1840 (≈ 1840)
Première liste des MH en France.
1877
Fouilles et restauration
Fouilles et restauration 1877 (≈ 1877)
Dégagement partiel du monument.
1906
Déblaiement de l’arène
Déblaiement de l’arène 1906 (≈ 1906)
Retrait des sédiments accumulés.
1982
Inondations majeures
Inondations majeures 1982 (≈ 1982)
Dégâts sur les vomitoires.
2021–2024
Programme de restauration
Programme de restauration 2021–2024 (≈ 2023)
Fouilles et consolidation en cours.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Amphithéâtre gallo-romain (restes) : classement par liste de 1840
Personnages clés
Auguste - Empereur romain
Règne durant le début des travaux.
Claude - Empereur romain
Achèvement sous son règne (inscription).
Origine et histoire
L’amphithéâtre de Saintes, appelé localement les arènes, fut construit entre les règnes d’Auguste (27 av. J.-C.–14 apr. J.-C.) et de Claude (41–54 apr. J.-C.), dans la capitale des Santons, Mediolanum Santonum. Son implantation exploite un vallon naturel pour limiter les maçonneries, combinant structures pleines (remblais) et creuses (voûtes). Classé dès 1840, il illustre l’architecture julio-claudienne en Gaule, avec une cavea de 126 m de long et une arène de 65 m, conçue pour 15 000 spectateurs.
Après son abandon au IVe siècle, l’amphithéâtre servit de carrière pour l’enceinte de Saintes et abritera un habitat au VIIIe siècle. Redécouvert au XVIIIe siècle, il fut dégagé en 1877 et restauré, retrouvant ponctuellement sa fonction de lieu de spectacles. Des fouilles en 1906 et des inondations en 1982 révélèrent sa vulnérabilité, tandis qu’un programme de restauration (2021–2024) vise à préserver ses vestiges, menacés par les crues de la Charente.
L’édifice associe des techniques innovantes pour l’époque : gradins en pierre près de l’arène, escaliers rayonnants, et un système de drainage via un égout central. La porte des vivants (est) et la porte des morts (ouest, aujourd’hui murée) structurent les accès. Une fontaine médiévale, la Sainte-Eustelle (XIIe siècle), témoigne de sa réappropriation ultérieure. Ses vestiges, parmi les plus intacts de Gaule aquitaine, mêlent héritage antique et adaptations médiévales.
Architecturalement, l’amphithéâtre de Saintes se distingue par son hybridation : les flancs nord et sud s’appuient sur le vallon, tandis que la façade est, tournée vers la Charente, repose sur des voûtes à deux niveaux d’arcades. Les matériaux — petits moellons calcaires pour les murs, grands blocs pour les gradins — reflètent les ressources locales. Son état actuel, partiellement reconstitué, permet d’appréhender son usage originel comme lieu de jeux et de rassemblements publics.
Aujourd’hui propriété communale, le site reste exposé aux aléas climatiques, malgré des protections renforcées. Les fouilles archéologiques récentes (2024) éclairent son évolution aux IIIe–IVe siècles, comme l’atteste un caniveau en bois daté de cette période. Son classement précoce (1840) et sa persistance dans le paysage urbain en font un symbole du patrimoine gallo-romain en Nouvelle-Aquitaine.
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Devenir actuel
En descendant dans l'arène, il est facile d'imaginer la clameur des 15 000 spectateurs.
Il faut se poser sur les gradins, approcher l'obscure Porte des Morts et ressortir de l'arène, tels les combattants victorieux, par la lumineuse «Porte des Vivants».
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