Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Ancien archevêché dans le Gers

Ancien archevêché

    3 Promenade Claude Desbons
    32000 Auch
Propriété du département
Ancien archevêché
Ancien archevêché
Ancien archevêché
Ancien archevêché
Ancien archevêché
Ancien archevêché
Ancien archevêché
Ancien archevêché
Crédit photo : Didier Descouens - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction du palais médiéval
1602
Extension vers les Prêcheurs
1705-1770
Reconstruction majeure
1800-1804
Réaffectation en préfecture
1823
Rétrocession partielle à l'archevêché
1930 et 1944
Classements Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ancien archevêché : inscription par arrêté du 22 mars 1930 ; Jardin entourant l'ancien archevêché : inscription par arrêté du 30 novembre 1944

Personnages clés

Raymond II d'Auch - Archevêque (XIIe siècle) Commanditaire du premier palais médiéval.
Léonard de Trappes - Archevêque (début XVIIe) Agrémenta le palais vers 1602.
Augustin de Maupeou - Archevêque (début XVIIIe) Lança la reconstruction en 1705.
Jean-Baptiste Alexandre Le Blond - Architecte Conçut les plans du palais actuel.
Monseigneur Jean Flandrin - Archevêque (XIVe siècle) Chapelle souterraine attribuée.

Origine et histoire

L’ancien archevêché d’Auch, aujourd’hui hôtel de préfecture du Gers, trouve ses origines au XIIe siècle lorsque l’archevêque Raymond II d’Auch fit ériger un palais sur l’emplacement actuel, incluant une tour (d’Armagnac) et des dépendances comme des sacristies et une prison. Ce premier édifice médiéval fut partiellement conservé malgré les reconstructions ultérieures, notamment des éléments souterrains comme une chapelle attribuée à Monseigneur Jean Flandrin (1378-1390) et un fragment de salle capitulaire romane.

En 1602, l’archevêque Léonard de Trappes entreprit d’étendre le palais vers le couvent des Prêcheurs, avec l’accord de la municipalité. Un siècle plus tard, en 1705, Augustin de Maupeou lança une reconstruction majeure en confiant les plans à l’architecte Jean-Baptiste Alexandre Le Blond. La mort de Maupeou en 1712 interrompit temporairement les travaux, repris grâce à l’acquisition de terrains adjacents (rue Saint-Taurin en 1744, maisons voisines en 1749). Le chantier s’acheva entre 1750 et 1770, donnant au palais sa façade actuelle ornée de pilastres corinthiens.

À partir de 1800, le bâtiment fut réaffecté en préfecture, tribunaux et logement pour un sénateur, avant que le concordat de 1817 (appliqué en 1823) ne restitue une partie à l’archevêché rétabli. Classé Monument Historique en 1930 pour l’édifice et en 1944 pour son jardin en terrasses dominant la vallée du Gers, il conserve des intérieurs du XVIIIe siècle, comme le grand salon de réception et les appartements préfectoraux. Les sous-sols, rez-de-chaussée et premier étage furent aménagés en bureaux, mêlant héritage religieux et usage administratif.

L’architecture reflète cette dualité : la cour d’honneur, marquée par des pilastres corinthiens, contraste avec les vestiges médiévaux des sous-sols. Le jardin, inscrit séparément, souligne l’intégration du palais dans le paysage urbain d’Auch, tandis que les modifications du XIXe siècle (refonte partielle des façades) témoignent de son adaptation aux besoins modernes. Propriété départementale, il illustre l’évolution des pouvoirs ecclésiastiques et civils dans le Sud-Ouest français.

Liens externes