Canalisation définitive 1415 (≈ 1415)
Lors du troisième agrandissement de Lille.
début XVe siècle
Construction du canal
Construction du canal début XVe siècle (≈ 1504)
Après annexion de Sainte-Catherine par Lille.
1670
Fortifications de Vauban
Fortifications de Vauban 1670 (≈ 1670)
Sans modification du tracé existant.
XVIIe siècle
Prolongement du canal
Prolongement du canal XVIIe siècle (≈ 1750)
Jusqu’aux douves de l’enceinte fortifiée.
1912
Remblaiement du canal
Remblaiement du canal 1912 (≈ 1912)
Pour raisons sanitaires et urbaines.
28 avril 1993
Protection des vestiges
Protection des vestiges 28 avril 1993 (≈ 1993)
Inscription au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Parcelle située entre la rue des Bouchers et la rue de la Baignerie, à l'arrière de la place de l'Arsenal (cad. KS 163) : inscription par arrêté du 28 avril 1993
Personnages clés
Vauban - Ingénieur militaire
Agrandit les fortifications en 1670.
Origine et histoire
Le canal de la Baignerie, aussi appelé canal de la rue de l'Arc, fut aménagé au début du XVe siècle après l’annexion de la paroisse Sainte-Catherine par Lille. Il suivait le tracé d’un ancien bras de la Deûle, canalisé pour intégrer les nouveaux quartiers dans le système défensif et hydraulique de la ville. Ce canal, reliant initialement la porte de la Barre au pont de Weppes, jouait un rôle clé dans l’alimentation en eau et la défense, avant d’être prolongé au XVIIe siècle pour rejoindre les douves de la nouvelle enceinte fortifiée.
Au XIXe siècle, l’envasement du canal par les rejets industriels et domestiques posait des problèmes sanitaires majeurs. Le secteur autour du Trou peu net, près du Pont d’Amour, était particulièrement insalubre. Face à ces nuisances, la municipalité décida de remblayer le canal en 1912, ne conservant qu’un court tronçon entre les rues des Bouchers et de la Baignerie. Ce vestige, ainsi qu’un îlot de maisons du XVIIIe siècle adjacent, furent protégés au titre des monuments historiques en 1993.
Le canal s’inscrivait dans un réseau hydraulique complexe, incluant le canal du Pont-de-Weppes (ou Saint-Pierre), le canal de la Monnaie, et le canal du Cirque, qui contournait la motte féodale de la future cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille. Son tracé reflétait les agrandissements successifs de Lille, notamment celui de 1415 et les fortifications de Vauban en 1670, bien que ces dernières n’aient pas modifié son parcours. Aujourd’hui, le site est accessible près de la station de métro Rihour.
Les maisons bordant le vestige du canal, datées du XVIIIe siècle, forment un ensemble architectural cohérent. Situées sur la rue de la Baignerie, la place Maurice Schumann (ancienne place de l’Arsenal) et la rue des Bouchers, elles illustrent l’urbanisme lillois de l’époque. Leur protection s’étend aux numéros 4 rue de la Baignerie, 2-8 place Maurice Schumann, et 40 rue des Bouchers, témoignant de l’intégration historique entre infrastructure hydraulique et habitat.
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