Frise chronologique
1341
Simon de Bucy au Parlement
Simon de Bucy au Parlement
1341 (≈ 1341)
Président du Parlement de Paris.
1362
Évêque de Soissons
Évêque de Soissons
1362 (≈ 1362)
Simon de Bucy (fils) nommé.
XIVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIVe siècle (≈ 1450)
Maison forte édifiée, famille de Bucy attestée.
1480
Reconstruction
Reconstruction
1480 (≈ 1480)
Guillaume de Bische rachète le fief.
9 janvier 1926
Classement MH
Classement MH
9 janvier 1926 (≈ 1926)
Tour inscrite aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour : inscription par arrêté du 9 janvier 1926
Personnages clés
| Simon de Bucy (père) - Président du Parlement de Paris |
Membre de la famille seigneuriale (1341). |
| Simon de Bucy (fils) - Évêque de Soissons |
Fils du précédent, nommé en 1362. |
| Guillaume de Bische - Seigneur et reconstructeur |
Acheteur du fief en 1480. |
Origine et histoire
Le château de Bucy-le-Long est une ancienne maison forte édifiée au XIVe siècle, puis reconstruite en 1480 par Guillaume de Bische après son acquisition du fief. Ce monument, situé dans le département de l’Aisne, ne conserve aujourd’hui qu’une tour en forme de fer à cheval, vestige médiéval unique, flanquée d’une tourelle ronde et couronnée d’encorbellements. La tour, datée du XIIIe ou XIVe siècle, abritait l’accès principal du logis en équerre, protégé par une herse et une bretèche.
La famille de Bucy, mentionnée dès 1341, compte parmi ses membres Simon de Bucy, président du Parlement de Paris, et son fils, évêque de Soissons en 1362. Le château, remanié au fil des siècles, fut partiellement inscrit aux monuments historiques en 1926, limitant la protection à la tour. Son appareil en pierres calcaires soigneusement ajustées et ses fenêtres à meneaux illustrent l’architecture militaire médiévale tardive.
Au XXIe siècle, les vestiges du château se situent à l’extrémité est du bourg de Bucy-le-Long, à l’adresse 8 Rue de Broyon. La tour, unique élément subsistant, témoigne de l’importance stratégique du site, avec un escalier en colimaçon desservant deux salles superposées. Son état actuel reflète les transformations successives, bien que son origine exacte (XIIIe ou XIVe siècle) reste incertaine selon les sources.
Le monument s’inscrit dans le patrimoine fortifié des Hauts-de-France, région marquée par les conflits médiévaux. Sa localisation dans l’Aisne, proche de Laon, en fait un exemple représentatif des maisons fortes reconstruites à la fin du XVe siècle, période de transition entre Moyen Âge et Renaissance. Les données de Monumentum et de la base Mérimée confirment son inscription et son adresse précise.