Mise en service de la gare 1855 (≈ 1855)
Le réservoir alimente locomotives et pompiers.
1854-1857
Construction du château d'eau
Construction du château d'eau 1854-1857 (≈ 1856)
Bâti par la Compagnie des chemins de fer du Midi.
1994
Désaffectation du site
Désaffectation du site 1994 (≈ 1994)
Fin de l’activité industrielle ferroviaire.
12 juillet 2018
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 12 juillet 2018 (≈ 2018)
Protection totale du réservoir et de sa structure.
2022
Intégration au quartier des Citernes
Intégration au quartier des Citernes 2022 (≈ 2022)
Restauration comme élément central du projet urbain.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancien château d'eau de la gare Saint-Jean en totalité, situé sur la parcelle n°80, conformément au plan annexé, situé 3 rue Amédée Saint-Germain, figurant au cadastre section BZ : inscription par arrêté du 12 juillet 2018.
Personnages clés
Compagnie des chemins de fer du Midi - Constructeur et exploitant
A bâti et géré le château d’eau.
Origine et histoire
Le château d'eau de la gare Saint-Jean de Bordeaux, édifié entre 1854 et 1857 par la Compagnie des chemins de fer du Midi, était destiné à alimenter en eau les locomotives et les pompiers. Situé près d’une rotonde d’entretien, il se compose de quatre arcades en pierre surmontées de citernes métalliques de 100 m3 chacune. Son architecture, évoquant un viaduc antique, mesure 15 mètres de haut pour 18 mètres de long.
Désaffecté en 1994 avec la fermeture du site industriel, le monument a failli être détruit en 2010 lors du projet Euratlantique. Sauvé grâce à une mobilisation patrimoniale, il est inscrit aux Monuments Historiques le 12 juillet 2018. Il devient alors le cœur du nouveau quartier des Citernes, avec une restauration prévue pour 2022, intégrant sa structure comme élément décoratif central.
Les quatre réservoirs, accessibles par des escaliers étroits et des barreaux métalliques, étaient reliés à un système de vannes et de contrepoids. En 2020, bien que envahie par la végétation, la structure en pierre et moellons restait solide. Le site, autrefois fréquenté par 1 750 ouvriers spécialisés dans la réparation de locomotives à vapeur, symbolise l’âge d’or ferroviaire bordelais.
L’adresse officielle du monument, 54 rue Amédée Saint-Germain, est protégée en totalité depuis 2018. En août 2024, des travaux de restauration étaient toujours en cours pour valoriser ce témoignage unique de l’industrie du XIXe siècle en Nouvelle-Aquitaine.