Prise normande 869 (≈ 869)
Forteresse attestée comme prise par les Normands.
entre 1182 et 1190
Construction du donjon
Construction du donjon entre 1182 et 1190 (≈ 1190)
Période d'édification du donjon principal.
fin XIIIe siècle
Tour Radepont
Tour Radepont fin XIIIe siècle (≈ 1395)
Ajout de la tour défensive.
1449
Reprise sur les Anglais
Reprise sur les Anglais 1449 (≈ 1449)
Château cédé au duché d'Alençon.
1605
Démantèlement
Démantèlement 1605 (≈ 1605)
Détruit après les guerres de Religion.
7 septembre 1979
Classement MH
Classement MH 7 septembre 1979 (≈ 1979)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château médiéval (ancien) et vestiges qui en dépendent (cad. G 79, 357, 358, 82, 83) : classement par arrêté du 7 septembre 1979
Personnages clés
Hugues Capet - Roi de France
Assiégea le château vers 944.
Origine et histoire
Le château d'Exmes, édifié au début du XIIe siècle sur un éperon rocheux près de l'église Saint-André, est un vestige clé des fortifications normandes. Ses origines remontent à 869, quand une forteresse fut prise par les Normands, puis renforcée aux Xe-XIe siècles par les ducs de Normandie pour protéger la région des invasions. Le site, stratégique, fut doté d’un donjon entre 1182 et 1190, suivi de la tour Radepont à la fin du XIIIe siècle. Ces aménagements reflètent son rôle militaire croissant, lié aux tensions entre Plantagenêts et Capétiens.
La forteresse connut un déclin progressif après les guerres de Religion, qui endommagèrent ses murailles. Démantelée en 1605, ses pierres servirent à construire le prieuré Notre-Dame-des-Loges. Deux chapelles marquèrent son histoire : Saint-Nicolas, attestée au XVe siècle, et Saint-Chrodegang, érigée entre 1879 et 1889 sur la butte. Le site, classé monument historique en 1979, conserve des terrassements et ruines témoignant de son passé défensif.
Les vestiges, situés au lieu-dit les Fosses et le Château dans la commune nouvelle de Gouffern en Auge (Orne), illustrent l’évolution des techniques militaires médiévales. Le fossé de 28 mètres de large, barrant l’éperon triangulaire, souligne l’ingénierie défensive normande. Aujourd’hui propriété privée, le château offre un aperçu des conflits qui ont façonné la Basse-Normandie, entre occupations anglaises, sièges royaux et reconstruction post-guerres de Religion.