Épidémie de peste 1637 (≈ 1637)
Dalles funéraires datées de cette année.
XVIIe siècle
Période de construction
Période de construction XVIIe siècle (≈ 1750)
Cimetière lié à la guerre de Dix Ans.
3 août 2009
Inscription monument historique
Inscription monument historique 3 août 2009 (≈ 2009)
Protection officielle du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancien cimetière en totalité (cad. B 216) : inscription par arrêté du 3 août 2009
Origine et histoire
Le cimetière des Pestiférés, situé à Bouligney en Haute-Saône, est un vestige du XVIIe siècle directement lié à la dernière grande épidémie de peste qui frappa la région pendant la guerre de Dix Ans. Aujourd’hui, il se compose de deux dalles funéraires en grès datant de 1637, encadrant une croix en pierre orientée vers l’est. Ces éléments, gravés d’une épitaphe, témoignent de la mémoire collective face à cette crise sanitaire.
L’ensemble a été inscrit au titre des monuments historiques en 2009, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. Le site, propriété de la commune de Bouligney, est localisé dans le département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté. Sa configuration actuelle, bien que réduite, offre un aperçu des pratiques funéraires et commémoratives en période d’épidémie.
La localisation du cimetière, notée comme « a priori satisfaisante » (niveau 6/10), est précisée par son adresse administrative dans la base Mérimée : 70800 Bouligney. Le code Insee de la commune (70083) confirme son rattachement au territoire de Vesoul, en Franche-Comté. Aucune information n’est disponible sur son accessibilité actuelle ou ses modalités de visite.
Ce monument rappelle un épisode sombre de l’histoire locale, où la peste, associée aux conflits de la guerre de Dix Ans (1634-1644), décima une partie de la population. Les dalles funéraires, avec leur date gravée, servent de marqueur tangible de cette période, tout en illustrant la résilience des communautés face aux catastrophes sanitaires.
Les sources disponibles (Wikipedia, Monumentum) soulignent son importance historique, mais ne mentionnent ni commanditaires ni personnages spécifiques liés à sa création. L’inscription aux monuments historiques vise à préserver ce témoignage unique, dans un département où les traces matérielles des épidémies médiévales et modernes sont rares.