Frise chronologique
1658
Fondation du couvent
Fondation du couvent
1658 (≈ 1658)
Créé par Sébastien du Fresnay et Anne Petau.
1681
Lettres de confirmation
Lettres de confirmation
1681 (≈ 1681)
Accord royal pour l’établissement des Ursulines.
1679-1697
Construction des bâtiments
Construction des bâtiments
1679-1697 (≈ 1688)
Achèvement progressif des corps de logis.
1757
Construction du portail
Construction du portail
1757 (≈ 1757)
Portail nord érigé.
1866
Rmaniements architecturaux
Rmaniements architecturaux
1866 (≈ 1866)
Modernisation partielle des intérieurs.
1914
Inauguration du premier musée
Inauguration du premier musée
1914 (≈ 1914)
Collection initiée par Victor Robic.
1987
Ouverture du musée actuel
Ouverture du musée actuel
1987 (≈ 1987)
Installation dans l’ancien couvent.
2012
Label *Musée de France*
Label *Musée de France*
2012 (≈ 2012)
Reconnaissance officielle par le ministère.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle ; le portail nord (cad. AC 482, 483) : inscription par arrêté du 3 décembre 1987
Personnages clés
| Sébastien du Fresnay - Fondateur du couvent |
Baron du Faouët, commanditaire en 1658. |
| Anne Petau d’Immancheville - Cofondatrice |
Épouse de Sébastien du Fresnay. |
| Victor Robic - Maire et artiste |
Initiateur de la collection municipale (1913). |
| Arthur Midy - Peintre donateur |
Artiste ayant contribué dès 1913. |
| Charles Rivière - Peintre donateur |
Œuvres intégrées à la collection initiale. |
| Sydney Curnow Vosper - Peintre britannique |
Don en 1926 à la collection. |
| Jean-Georges Cornélius - Peintre breton |
Dépôt de 16 œuvres en 2003. |
Origine et histoire
L’ancien couvent des Ursulines du Faouët, fondé en 1658 par Sébastien du Fresnay, baron du Faouët, et son épouse Anne Petau d’Immancheville, obtient ses lettres de confirmation en 1681. Le site comprend deux corps de logis en équerre avec une galerie de cloître, ainsi qu’une chapelle à l’angle nord-est. Les travaux s’échelonnent entre 1679 (achèvement du bâtiment nord) et 1697 (fin des autres corps), avec des aménagements ultérieurs comme le portail de 1757 et des remaniements en 1866.
En 1987, la commune acquiert l’ancien couvent pour y installer le musée du Faouët, inauguré la même année. Ce musée, dédié à la peinture, présente des œuvres reflétant la vie quotidienne locale entre 1845 et 1945. La collection municipale, initiée avant 1914 par Victor Robic (maire et artiste), s’enrichit grâce à des dons d’artistes comme Arthur Midy, Charles Rivière ou Sydney Curnow Vosper, attirés par le patrimoine breton.
Le musée, labellisé Musée de France en 2012, mène depuis les années 1990 une politique active d’acquisitions, quadruplant son fonds. Les œuvres proviennent de dons, legs, achats municipaux ou dépôts (comme ceux du conseil départemental du Morbihan). En 2003, seize tableaux et dessins de Jean-Georges Cornélius y sont déposés. Malgré des initiatives comme un parcours extérieur en 2009 (supprimé pour dégradations), le musée reste un lieu clé pour l’art en Bretagne intérieure.
La chapelle et le portail nord du couvent sont inscrits aux Monuments Historiques depuis 1987. Le site, propriété communale, illustre l’évolution architecturale des XVIIe–XIXe siècles, mêlant héritage religieux et vocation culturelle contemporaine. Les expositions temporaires mettent en valeur des artistes ayant fréquenté Le Faouët, comme Mathurin Méheut ou Germain David-Nillet, tout en explorant des thématiques liées à l’histoire artistique bretonne.