Autorisation d'installation 1617 (≈ 1617)
Accord municipal pour les Oratoriens.
1624
Acquisition du terrain
Acquisition du terrain 1624 (≈ 1624)
Maison achetée rue de l’Oratoire.
1642
Première pierre de l’église
Première pierre de l’église 1642 (≈ 1642)
Début de la construction.
1775-1782
Reconstruction des bâtiments
Reconstruction des bâtiments 1775-1782 (≈ 1779)
Travaux dirigés par Pons et Dijon.
1789
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1789 (≈ 1789)
Cession à la Révolution.
23 mars 1990
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique 23 mars 1990 (≈ 1990)
Protection des façades et jardins.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures sur rue, sur cour et sur jardin ; mur de clôture sur rue avec ses portails ; fontaines de la cour et du jardin ; cage d'escalier avec sa rampe en fer forgé ; jardin avec sa terrasse, son bassin, ses allées et ses parterres (cad. IL 166 à 171, 174, 175, 177, 90) : inscription par arrêté du 23 mars 1990
Personnages clés
Pons et fils - Architectes
Reconstruction des bâtiments (1775-1782).
Dijon - Ancien ingénieur du roi
Collaboration aux travaux conventuels.
Origine et histoire
L’ancien couvent de l’Oratoire trouve ses origines en 1617, lorsque la ville de Clermont-Ferrand autorisa l’installation de la congrégation des Oratoriens. Ces derniers s’établirent près des Ursulines, intra-muros, et acquirent en 1624 une maison le long de l’actuelle rue de l’Oratoire. La pose de la première pierre de l’église intervint en 1642, marquant le début d’un chantier qui s’étendit sur plusieurs décennies. Ce site devint un lieu central pour la vie religieuse et communautaire locale.
Les bâtiments conventuels, organisés autour d’une cour intérieure et d’un jardin, furent entièrement reconstruits entre 1775 et 1782 sous la direction des architectes Pons et fils, puis de Dijon, un ancien ingénieur du roi. Le complexe se composait d’un corps de logis principal, flanqué d’ailes en retour d’équerre, d’une chapelle à l’est, et d’une aile ouest donnant sur le jardin. Ces espaces, incluant cours, bassin et terrasses, furent vendus comme biens nationaux lors de la Révolution.
Le couvent fut partiellement préservé grâce à une inscription au titre des Monuments Historiques en 1990. Cet arrêté protégea les façades, toitures, le mur de clôture avec ses portails, les fontaines des cours et jardins, ainsi que la cage d’escalier en fer forgé. Aujourd’hui, le site témoigne de l’architecture religieuse des XVIIe et XVIIIe siècles, tout en intégrant des éléments paysagers remarquables comme les allées, parterres et un bassin.
L’adresse historique du couvent, située aux numéros 8 à 16 de la rue de l’Oratoire, confirme son ancrage dans le centre-ville de Clermont-Ferrand. Bien que la précision de sa localisation soit jugée médiocre (note de 5/10), les archives et le cadastre (parcelles IL 166 à 177) permettent d’en retracer l’empreinte urbaine et patrimoniale.