Installation des Carmes 1290 (≈ 1290)
Première implantation près d’Apt.
1296
Fondation officielle
Fondation officielle 1296 (≈ 1296)
Droit d’établir église et cimetière.
1362
Transfert intra-muros
Transfert intra-muros 1362 (≈ 1362)
Chapelle attribuée place Saint-Martin.
1413
Agrandissement de l’église
Agrandissement de l’église 1413 (≈ 1413)
Donation de Louis d’Anduze.
XVIIe siècle
Travaux d’embellissement
Travaux d’embellissement XVIIe siècle (≈ 1750)
Chapelles rayonnantes et clocher ajoutés.
1791
Fermeture définitive
Fermeture définitive 1791 (≈ 1791)
Vente comme bien national.
2011
Inscription MH
Inscription MH 2011 (≈ 2011)
Protection des vestiges restants.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église conventuelle en totalité ; les vestiges du cloître compris dans les élévations sur la cour, les arcades du cloître et le sol de la cour (cad. AW 78 à 80, 84, 91) : inscription par arrêté du 7 septembre 2011
Personnages clés
Raimond Bot - Évêque d’Apt
Accorde le droit d’établissement en 1296.
Louis d’Anduze - Donateur
Finance l’agrandissement en 1413.
Origine et histoire
L’ancien couvent des Carmes d’Apt trouve ses origines vers 1290, lorsque la congrégation s’installe près de la ville. En 1296, Raimond Bot, évêque d’Apt, leur accorde le droit d’y établir une église et un cimetière hors des remparts. Aucune archive de cette première implantation n’a survécu, rendant son histoire initiale incertaine. Après la destruction de ce premier site, les Carmes s’installent intra-muros, place Saint-Martin, où une chapelle leur est attribuée en 1362.
Grâce à une donation de Louis d’Anduze en 1413, la chapelle est agrandie en église avec des chapelles latérales, devenant un lieu central pour les confréries de métiers. Le couvent accueille plusieurs fois le chapitre provincial. Au XVIIe siècle, malgré un déclin progressif (quatre moines en 1680, un seul à la Révolution), des travaux embellissent l’église : chapelles rayonnantes, clocher, tribune et voûtement de la nef. Le couvent ferme définitivement en 1791, vendu comme bien national.
Au XVIIIe siècle, le cloître est reconstruit dans un style classique, marquant la dernière campagne architecturale majeure. Aujourd’hui, il ne reste que des vestiges : le chœur, quelques travées de l’église et une galerie du cloître. L’ensemble est inscrit aux monuments historiques depuis 2011. Les fouilles et études archéologiques (notamment par N. Duverger et F. Guyonnet en 2004-2005) ont permis de préciser son évolution, des origines médiévales aux transformations modernes.
Le site, désormais propriété mixte (privée et communale), conserve des éléments protégés comme l’église en totalité, les arcades et le sol du cloître. Son adresse actuelle, place Ripert-de-Monclar et rue Paul-Valéry, atteste de son intégration dans le tissu urbain d’Apt. Les sources disponibles (Wikipedia, Monumentum, DRAC PACA) soulignent son importance patrimoniale dans le Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.