Chapelle initiale XIVe siècle (≈ 1450)
Construction d'une chapelle dédiée à Notre-Dame de Pitié.
Fin du XIVe siècle
Pillage du couvent
Pillage du couvent Fin du XIVe siècle (≈ 1495)
Le couvent est pillé par les bandes anglo-bourguignonnes.
XVe siècle
Reconstruction et destruction
Reconstruction et destruction XVe siècle (≈ 1550)
Reconstruction du couvent et destruction par un incendie.
1562
Destruction par les huguenots
Destruction par les huguenots 1562 (≈ 1562)
Le couvent est détruit et transformé en écurie.
XVIIe siècle
Reconstruction du couvent
Reconstruction du couvent XVIIe siècle (≈ 1750)
Le couvent est reconstruit au XVIIe siècle.
1790
Expulsion des religieux
Expulsion des religieux 1790 (≈ 1790)
Les religieux sont expulsés du couvent.
27 octobre 1971
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 27 octobre 1971 (≈ 1971)
L'ensemble est inscrit aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Restes de l'ancien couvent des Carmes et de son cloître (cad. P 25) : inscription par arrêté du 27 octobre 1971
Personnages clés
Jean Rousseau dit Michiel
Donateur du site aux Carmes.
Pierre Ier de Bourbon
Contribue à la construction du couvent.
Goussaut de Thoury
Personnage important inhumé dans l'enclos du couvent.
Origine et histoire
L'ancien couvent des Carmes, situé à Moulins contre l'église Saint-Pierre, occupe un site utilisé depuis le XIVe siècle, à l'emplacement d'une chapelle dédiée à Notre-Dame de Pitié. Les Carmes s'y installent grâce au don de Jean Rousseau dit Michiel et, avec le concours de Pierre Ier de Bourbon et de Goussaut de Thoury (inhumé dans l'enclos), bâtissent le couvent. L'enclos s'étendait sur le quadrilatère formé par l'ancienne rue Saint-Martin, la deuxième enceinte, l'hôpital Saint-Joseph et l'actuelle rue Delorme. L'église, sous le vocable de saint Étienne puis devenue Saint-Pierre, et les bâtiments conventuels subissent plusieurs destructions : pillages par les bandes anglo-bourguignonnes à la fin du XIVe siècle, ravages et incendie au début du XVe siècle, reconstructions tout au long du XVe siècle, puis nouvelle destruction par les huguenots en 1562 qui transforment l'église en écurie. Le couvent est reconstruit au XVIIe siècle, les religieux sont expulsés en 1790 et l'église reprend ensuite la fonction de paroisse sous le nom de Saint-Pierre. L'ensemble, composé d'éléments construits du XVIe au XVIIIe siècle, est inscrit aux monuments historiques par arrêté du 27 octobre 1971.
Aux deux extrémités de l'église Saint-Pierre s'appuient des corps de logis qui délimitent l'ancien préau, sur lequel s'ouvrait le cloître. Plusieurs baies en plein cintre, munies d'une clé de voûte en saillie et moulurées sous un larmier, s'ouvrent sur ce préau ; leurs retombées reposent sur des piliers cubiques coiffés de chapiteaux doriques. Ces baies sont dressées en briques et présentent une polychromie obtenue par des briques noires disposées en losanges, tandis qu'une corniche de briques formée de quatre plate-bandes superposées couronne les façades donnant sur le préau. La façade sur la rue Delorme s'ouvre par un portail monumental accessible par trois marches ; l'arc en plein cintre est appareillé en bossages avec une clef saillante, et les piedroits sont engagés par des pilastres à chapiteaux ioniques supportant un entablement orné d'un triglyphe sur une rangée de gouttes. De part et d'autre de cette façade méridionale, une aile en saillie prolonge le chœur ; cette aile est surélevée d'un étage par rapport au corps de logis auquel elle fait saillie.