Frise chronologique
1505
Début de la construction
Début de la construction
1505 (≈ 1505)
Fondation du couvent des Clarisses.
1515
Consécration de l'église
Consécration de l'église
1515 (≈ 1515)
Église du couvent consacrée.
1793
Désaffectation et réutilisation
Désaffectation et réutilisation
1793 (≈ 1793)
Transformé en hôpital après la Révolution.
1800–1802
Restauration de la chapelle
Restauration de la chapelle
1800–1802 (≈ 1801)
Retour au culte et réaménagement.
1920
Classement du cloître
Classement du cloître
1920 (≈ 1920)
Protection au titre des Monuments Historiques.
1986
Inscription partielle
Inscription partielle
1986 (≈ 1986)
Protection des façades et éléments intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Cloître : classement par arrêté du 22 juin 1920 ; Chapelle ; façades et toitures des bâtiments conventuels ainsi que celles de l'ancienne cidrerie, au nord-est, et celles du bâtiment du sud-est tels qu'ils figurent sur le plan annexé à l'arrêté ; charpentes et sols des greniers ; cave voûtée ; porte d'entrée de l'ancien Hôtel-Dieu, rue de l'Hospice ; au sud-ouest, façades et toitures de l'ancien presbytère du petit hôpital ou ancienne maison de Marguerite de Lorraine, ainsi que son escalier de bois à balustres (cad. AC 112, 143) : inscription par arrêté du 11 juin 1986
Personnages clés
| Geoffroy III - Comte du Perche |
Fonda l’hôtel-Dieu au XIe siècle. |
| Marguerite de Lorraine - Bienfaitrice et soignante |
Donna des soins dans sa maison. |
Origine et histoire
L’ancien couvent des Clarisses de Saint-François, situé à Mortagne-au-Perche, fut construit à partir de 1505, avec une église consacrée en 1515. Ce site religieux, marqué par des éléments architecturaux des XVIe, XVIIe et XIXe siècles, devint un lieu d’accueil pour les pauvres et malades après la Révolution. En 1793, le couvent, désaffecté, remplaça l’ancien hôtel-Dieu fondé au XIe siècle par Geoffroy III, comte du Perche, et abandonné pendant cette période.
La chapelle, dépouillée pendant la Révolution, fut restaurée et réaménagée entre 1800 et 1802. Son décor actuel mêle des éléments du XVIIe siècle (plafonds peints, lambris, stalles) et des ajouts du début du XIXe siècle. Le site inclut aussi la maison de Marguerite de Lorraine, modernisée au XVIIe siècle, où une salle et une chambre furent aménagées pour qu’elle y prodigue des soins, lui valant le surnom de Petit Hôpital.
Le couvent est partiellement protégé : le cloître est classé depuis 1920, tandis que la chapelle, les façades, les toitures des bâtiments conventuels, ainsi que des éléments intérieurs comme l’escalier en bois de la maison de Marguerite de Lorraine, sont inscrits depuis 1986. Ces protections soulignent son importance patrimoniale, mêlant histoire religieuse, médicale et architecturale.