Frise chronologique
1687
Fondation initiale
Fondation initiale
1687 (≈ 1687)
Création de la Communauté des Filles de Sainte-Théodore.
1700
Installation rue Tournefort
Installation rue Tournefort
1700 (≈ 1700)
Achat d’une maison et construction d’une chapelle.
1753
Réforme par le Dauphin Louis
Réforme par le Dauphin Louis
1753 (≈ 1753)
Adoption de la règle de Saint-Augustin.
1796
Fermeture révolutionnaire
Fermeture révolutionnaire
1796 (≈ 1796)
Vente des bâtiments comme fabrique de papier.
1975
Inscription Monument historique
Inscription Monument historique
1975 (≈ 1975)
Protection des façades et escaliers intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade et toiture sur rue de l'immeuble 29 rue Lhomond ; façades et toitures des immeubles 24 rue du Pot-de-fer, 16 et 18 rue Tournefort et 20 rue Tournefort avec son retour rue du Pot-de-fer ; l'escalier intérieur des immeubles 16 et 20 rue Tournefort et 24 rue du Pot-de-fer : inscription par arrêté du 7 juillet 1975
Personnages clés
| Curé de Saint-Étienne-du-Mont - Fondateur de la communauté |
Crée la maison religieuse en 1687. |
| Abbé Lefevre - Réformateur de la communauté |
Déplace et organise la maison en 1700. |
| Dauphin Louis - Mécène et réformateur |
Impose la règle de Saint-Augustin en 1753. |
| Claude-Martin Goupy - Architecte |
Conçoit le bâtiment du 20 rue Tournefort en 1760. |
| Victor Hugo - Écrivain inspiré |
Modèle du couvent des *Misérables*. |
Origine et histoire
L’ancien couvent des Dames Bénédictines du Saint-Sacrement trouve ses origines dans la Communauté des Filles de Saint-Aure, fondée en 1687 par le curé de Saint-Étienne-du-Mont sous le nom de Communauté des Filles de Sainte-Théodore. Destinée à l’éducation des jeunes filles pauvres, elle s’installe en 1700 rue Tournefort (alors rue Neuve-Sainte-Geneviève), où une chapelle est construite. En 1707, la communauté adopte la protection de saint Aure et s’étend progressivement jusqu’en 1765, occupant une grande partie de l’îlot. En 1753, le Dauphin Louis impose la règle de Saint-Augustin et accorde une rente annuelle de 1 500 livres.
La Révolution ferme le couvent en 1796, et ses bâtiments deviennent une fabrique de papier. Sous la Restauration, les bénédictines de l’Adoration perpétuelle du Saint-Sacrement rachètent partiellement le site. Vendu en 1975 à un promoteur, le couvent perd son église (1936-1939) et sa chapelle de 1707, remplacées par des logements. Aujourd’hui, la Résidence du Panthéon conserve des façades des XVIIe et XVIIIe siècles, classées Monuments historiques, ainsi que des arcades évoquant l’ancien cloître.
Ce lieu a inspiré Victor Hugo pour décrire le couvent du Petit-Picpus dans Les Misérables. L’architecte Claude-Martin Goupy y construit en 1760 le bâtiment du 20 rue Tournefort, tandis que les portails des 16 et 18 rue Tournefort, datés des XVIIe et XVIIIe siècles, témoignent de son passé religieux. Les éléments protégés incluent les façades, toitures et un escalier intérieur, inscrits en 1975.