Ancien couvent des Frères du Saint-Esprit à Narbonne dans l'Aude
Ancien couvent des Frères du Saint-Esprit
11100 Narbonne
Propriété privée
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1180
Fondation des Frères
Fondation des Frères 1180 (≈ 1180)
Guy Garrejat fonde les chanoines réguliers appelés Frères du Saint-Esprit.
XIIIe siècle
Établissement à Narbonne
Établissement à Narbonne XIIIe siècle (≈ 1350)
Les frères s'installent à Narbonne et construisent leur couvent.
1350
Déclin de l'institution
Déclin de l'institution 1350 (≈ 1350)
L'institution des Frères du Saint-Esprit cesse probablement ses activités.
1459
Suppression des frères chevaliers
Suppression des frères chevaliers 1459 (≈ 1459)
Pie II supprime les frères chevaliers du Saint-Esprit.
Fin du XVe siècle
Construction de la tour
Construction de la tour Fin du XVe siècle (≈ 1595)
Une tour polygonale avec escalier en vis est construite.
XIXe siècle
Redistribution des appartements
Redistribution des appartements XIXe siècle (≈ 1865)
Les appartements desservis par l'escalier sont redistribués.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Couvent des Frères du Saint-Esprit (ancien) (cad. E 508) : inscription par arrêté du 19 décembre 1946
Personnages clés
Guy Garrejat
Fondateur des chanoines réguliers appelés Frères du Saint-Esprit.
Pie II
Pape ayant supprimé les frères chevaliers du Saint-Esprit en 1459.
Origine et histoire
Les chanoines réguliers appelés "Frères du Saint-Esprit" furent fondés vers 1180 par Guy Garrejat, allié de la maison des seigneurs de Montpellier. Ils s'érigèrent en frères chevaliers et en clercs et adoptèrent la règle de saint Augustin. Les frères chevaliers furent supprimés en 1459 par Pie II, tandis que les chanoines subsistèrent jusqu'en 1789. Les frères du Saint-Esprit étaient établis dans le bourg de Narbonne au début du XIIIe siècle, mais il semble que cette institution n'ait pas duré au-delà de 1350. La maison qui avait été leur couvent passa entre les mains de plusieurs propriétaires et, en 1789, appartint à un fabricant de verdet. La fabrication, établie dans les anciens locaux du cloître, se poursuivit jusqu'au début du XXe siècle et provoqua de profondes dégradations des sculptures par corrosion due aux vapeurs acétiques. L'immeuble s'ouvre sur la rue par une porte principale en anse de panier moulurée ; un large passage couvert mène à une cour intérieure. Dans le mur de la cour, du côté méridional, s'ouvre une série d'arcades en lancettes ; ces vestiges du cloître datent probablement du milieu du XIIIe siècle, époque de la plus grande prospérité du couvent. Les deux salles voûtées qui leur font suite et s'ouvrent sur le jardin sont probablement un peu plus récentes ; elles sont voûtées sur ogives massives. Sur la face opposée de la cour s'élève une haute tour de cinq étages, de section polygonale, contenant un escalier en vis à noyau plein. Certaines portes intérieures donnant sur l'escalier ont conservé, à la base de leurs montants, un petit motif fleuronné caractéristique de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle. La plupart des appartements desservis par cet escalier ont été redistribués au XIXe siècle.