Frise chronologique
vers 1535
Début de la construction
Début de la construction
vers 1535 (≈ 1535)
Lancement par Guillaume Duprat après sa prise de fonction.
1545-1547
Influence du concile de Trente
Influence du concile de Trente
1545-1547 (≈ 1546)
Rencontre avec les Minimes par Duprat.
12 octobre 1560
Mort de Guillaume Duprat
Mort de Guillaume Duprat
12 octobre 1560 (≈ 1560)
Chapelle encore en chantier à sa mort.
1572
Achèvement probable de la chapelle
Achèvement probable de la chapelle
1572 (≈ 1572)
Date gravée dans le chœur.
1789
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1789 (≈ 1789)
Transformé en exploitation agricole.
1er décembre 1908
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1er décembre 1908 (≈ 1908)
Protection de la chapelle et bâtiments adjacents.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle et les bâtiments adjacents : classement par arrêté du 1er décembre 1908
Personnages clés
| Guillaume Duprat - Évêque de Clermont (1528-1560) |
Fondateur du couvent, mécène des Minimes. |
| Simon Guichard - Religieux minime, visiteur de l’ordre |
Transféré en Auvergne sur demande de Duprat. |
| Antoine Duprat - Cousin de Guillaume, vicaire général |
Exécuteur testamentaire et superviseur des travaux. |
| Paul III - Pape (1534-1549) |
Convoque le concile de Trente (1545). |
| François Ier - Roi de France (1515-1547) |
Désigne Duprat comme représentant au concile. |
Origine et histoire
L’ancien couvent des Minimes de Beauregard-l’Évêque, aussi appelé couvent de Mirabeau, fut fondé au XVIe siècle par Guillaume Duprat, évêque de Clermont. Ce dernier, inspiré par sa rencontre avec les Minimes lors du concile de Trente (1545-1547), décida d’implanter l’ordre en Auvergne. La construction débuta vers 1535, mais la chapelle était encore en chantier à la mort de Duprat en 1560. La date de 1572, gravée dans le chœur, marque probablement l’achèvement de l’église. Le couvent, organisé autour d’un cloître, comprenait une nef unique à croisées d’ogives et un jubé démonté au XVIe siècle.
Le site fut agrandi au XVIIe siècle, puis partiellement détruit après la Révolution, quand il fut vendu comme bien national et transformé en exploitation agricole sous le nom Mirabeau. Un incendie en 1920 ravagea la partie nord, construite au XVIIIe siècle. Seuls subsistent aujourd’hui la chapelle Renaissance, classée Monument Historique en 1908, et des bâtiments conventuels modifiés. L’ensemble témoigne de l’architecture religieuse de la Contre-Réforme et du mécénat épiscopal en Auvergne.
Guillaume Duprat, figure centrale du projet, légua ses biens aux couvents qu’il avait fondés. Son testament de 1560 révèle l’implication de proches, comme son cousin Antoine Duprat ou le père Simon Guichard, visiteur des Minimes. Ces acteurs cléricaux supervisèrent l’achèvement des travaux posthumes. Le couvent, initialement dédié à la Vierge, devint un lieu de vie monastique avant sa sécularisation. Son histoire reflète les bouleversements religieux et politiques, de la Renaissance à la Révolution.
La chapelle, unique vestige complet de la Renaissance en Auvergne, se distingue par sa nef à cinq travées et son chœur orné. Le jubé de 1582, aujourd’hui disparu, fut transféré en Saintonge. Les bâtiments adjacents, remaniés aux XVIIe et XVIIIe siècles, abritaient les cellules des moines et les espaces communautaires. La cour d’entrée, au nord, conserve des traces de l’aménagement d’origine, bien que modifiée par un passage ultérieur.
Classé parmi les Monuments Historiques en 1908, le site attire l’attention pour son mélange de styles (Renaissance, classique) et son rôle dans l’histoire des Minimes en France. Les sources, comme les travaux d’Annie Regond (2003), soulignent son importance patrimoniale. Malgré les destructions, il reste un témoignage majeur de l’art sacré auvergnat et de l’influence des évêques de Clermont sous l’Ancien Régime.