Frise chronologique
1604
Fondation autorisée
Fondation autorisée
1604 (≈ 1604)
Henri IV autorise l'installation du couvent.
1614
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
1614 (≈ 1614)
Marie de Médicis inaugure les travaux.
1790
Fermeture du couvent
Fermeture du couvent
1790 (≈ 1790)
Transformé en hospice en 1802.
1861
Devenu hôpital militaire
Devenu hôpital militaire
1861 (≈ 1861)
Renommé hôpital Villemin en 1913.
1918
Bombardement pendant la Première Guerre
Bombardement pendant la Première Guerre
1918 (≈ 1918)
Obus de la Grosse Bertha.
1968
Fermeture définitive de l’hôpital
Fermeture définitive de l’hôpital
1968 (≈ 1968)
Début des squats artistiques.
1974
Classement partiel aux Monuments Historiques
Classement partiel aux Monuments Historiques
1974 (≈ 1974)
Façades, toitures, chapelle et escalier.
2003
Réouverture en centre culturel
Réouverture en centre culturel
2003 (≈ 2003)
Inauguration du Centre international d’accueil.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures, et l'escalier intérieur avec sa rampe en fer forgé du bâtiment subsistant du XVIIIe siècle ; la chapelle : inscription par arrêté du 25 juillet 1974
Personnages clés
| Henri IV - Roi de France |
Autorisa la fondation en 1604. |
| Marie de Médicis - Reine de France |
Posa la première pierre en 1614. |
| Jacques Cottard - Tapissier et donateur |
Offrit le terrain pour le couvent. |
| Jean-Antoine Villemin - Médecin militaire |
Démontrant la contagion de la tuberculose. |
| Thomas Corbasson et Karine Chartier - Architectes |
Réhabilitèrent le site en 2003. |
Origine et histoire
L’ancien couvent des Récollets, fondé au début du XVIIe siècle par les Frères mineurs récollets, fut autorisé par Henri IV en 1604 sur un terrain donné par Jacques Cottard. Marie de Médicis posa la première pierre en 1614. Le couvent, doté d’une bibliothèque réputée, fut fermé en 1790, puis transformé en hospice en 1802, avant de devenir l’hôpital militaire Villemin en 1861, spécialisé dans les soins aux soldats.
En 1913, l’hôpital prit le nom du médecin Jean-Antoine Villemin, pionnier dans la démonstration de la contagion de la tuberculose. Endommagé par un obus en 1918, il joua un rôle clé lors des deux guerres mondiales et des conflits coloniaux. Fermé en 1968 pour vétusté, le site fut squatté par des artistes dans les années 1990, avant d’être réhabilité en 2003 en centre culturel et résidence artistique.
Les bâtiments du XVIIIe siècle, partiellement classés en 1974, abritent aujourd’hui la Maison de l’architecture d’Île-de-France, des bureaux associatifs et un centre d’accueil pour chercheurs et artistes. Le jardin historique, séparé du couvent, est devenu le jardin Villemin. La porte monumentale du XVIIIe siècle subsiste au 8 rue des Récollets.
L’école d’architecture Paris-Villemin y fut installée après 1968, avant de déménager. Un incendie en 1992 ravagea une partie des lieux, menant à une restauration qui préserva les fresques des artistes squatteurs. La Régie immobilière de Paris (RIVP) gère désormais ce patrimoine, symbole de la reconversion des lieux historiques en espaces contemporains.