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Ancien couvent des soeurs de la Charité ou des soeurs de Besançon à Nîmes dans le Gard

Ancien couvent des soeurs de la Charité ou des soeurs de Besançon

    1 Rue de la Faïence
    30000 Nîmes
Propriété d'une association cultuelle

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
juillet 1855
Reconnaissance officielle
15 mai 1862
Pose de la première pierre
22 septembre 1864
Consécration de la chapelle
1864
Tableau de Melchior Doze
1927
Panneaux de Joseph Beaufort
13 mai 2015
Protection partielle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ancien couvent des soeurs de la Charité ou des soeurs de Besançon, sis rue de la Faïence : la chapelle, la demeure XVIIIe siècle avec le pavillon aux coquillages et le jardin, en totalité, ainsi que les façades et toitures de l'aile est du cloître (en prolongement de la chapelle) et de la travée de l'entrée du cloître à l'ouest de la chapelle, ensemble défini sur le plan annexé à l'arrêté (cad. DP 336) : inscription par arrêté du 13 mai 2015

Personnages clés

Henri Révoil - Architecte diocésain Concepteur de la chapelle du couvent.
Mgr Plantier - Évêque Pose la première pierre en 1862.
Jeanne de Thouret - Fondatrice de l’ordre Inspiratrice des panneaux de 1927.
Melchior Doze - Peintre Auteur du tableau du Christ (1864).
Joseph Beaufort - Peintre Auteur des panneaux de 1927.

Origine et histoire

L’ancien couvent des Sœurs de la Charité, aussi appelé couvent des Sœurs de Besançon, est situé à Nîmes dans le Gard. Il se compose d’une demeure du XVIIIe siècle, caractérisée par un rez-de-chaussée, un attique aveugle couronné d’une génoise, et des baies en arc surbaissé. Les menuiseries d’origine sont majoritairement conservées, tandis que les éléments en pierre (corniches, encadrements) contrastent avec l’enduit général. Un jardin en terrasses, aménagé pour compenser la dénivellation du terrain, complète l’ensemble.

La chapelle, de volume imposant, présente une nef centrale flanquée de deux bas-côtés surmontés de tribunes. Son décor intègre des statues et un pignon émaillé fournis par la fabrique Virebent, ainsi que des sculptures ornementales signées Colin. Un tableau du Christ sur fond d’or, peint par Melchior Doze en 1864, ornait autrefois l’autel, tandis que des panneaux de Joseph Beaufort (1927) retracent l’histoire de Jeanne de Thouret, fondatrice de l’ordre. Ces éléments artistiques soulignent le rôle spirituel et mémoriel du lieu.

L’architecte diocésain Henri Révoil conçut la chapelle, dont la première pierre fut posée le 15 mai 1862 par Mgr Plantier, avant sa consécration le 22 septembre 1864. La communauté religieuse, officiellement reconnue en juillet 1855, s’insérait dans un ensemble fortifié, reflétant les transformations urbaines de Nîmes au XIXe siècle. L’édifice, partiellement protégé depuis 2015, inclut la chapelle, la demeure avec son pavillon aux coquillages, le jardin, ainsi que des éléments du cloître.

Les coordonnées historiques et architecturales du couvent révèlent son ancrage dans le patrimoine nîmois. La rue de la Faïence, où il se situe, et son adresse approximative (3 Rue Bonfa) témoignent de son intégration dans le tissu urbain. Propriété d’une association cultuelle, le site conserve une dimension à la fois religieuse et patrimoniale, bien que son accessibilité actuelle (visites, location) ne soit pas précisée dans les sources disponibles.

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