Arrivée des Ursulines 1643 (≈ 1643)
Des religieuses de l'ordre de Sainte-Ursule s'installent à Marcigny.
milieu XVIIe siècle
Construction du couvent
Construction du couvent milieu XVIIe siècle (≈ 1750)
Édification du couvent pour instruire les jeunes filles.
1792
Confiscation du couvent
Confiscation du couvent 1792 (≈ 1792)
Le Directoire du District confisque l'édifice.
1815
Transformation en école
Transformation en école 1815 (≈ 1815)
La municipalité transforme l'édifice en école primaire supérieure et agricole.
2010
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 2010 (≈ 2010)
La chapelle, la charpente et le décor intérieur sont inscrits.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le plafond de la chapelle, y compris la charpente, la couverture et les murs qui le portent (cad. AL 246) : inscription par arrêté du 26 novembre 2010
Personnages clés
Benoît Guillard
Abbé ayant racheté l'édifice pour y installer un collège de garçons.
Jeresmie de La Rue
Architecte ayant conçu le plan du plafond de la chapelle.
Origine et histoire
L'ancien couvent des Ursulines est situé place Reverchon à Marcigny (Saône-et-Loire) et a été édifié au milieu du XVIIe siècle. L'aile gauche, qui était la chapelle du couvent, accueille aujourd'hui un cinéma après avoir servi de théâtre municipal. Le corps central et l'aile droite abritent l'école élémentaire Lucie Aubrac.
Le 21 avril 1643, des religieuses de l'ordre de Sainte-Ursule arrivent à Marcigny et s'installent dans le logis Saint-Christophe, béni quatre jours plus tard, le jour de la Saint-Marc. Quelques années plus tard, elles font construire le couvent pour instruire les jeunes filles et aider les personnes dans le besoin. En 1792, le Directoire du District confisque l'édifice ; l'abbé Benoît Guillard le rachète pour y installer le collège de garçons précédemment logé dans l'ancien couvent des Récollets, qui sera utilisé comme hôtel de ville pendant quelques années. L'année suivante, la Société Populaire de Marcigny tient ses assises dans le bâtiment et y installe une prison. En 1815 puis en 1820, l'abbé revend l'édifice à la municipalité, qui le transforme en école primaire supérieure et agricole. Un siècle plus tard, l'établissement devient une simple école de garçons et n'accueillera des filles qu'à partir des années 1970.
En 2003, lors de travaux dans l'ancienne chapelle devenue cinéma, on met au jour un décor peint du plafond lambrissé et compartimenté de la nef. Ce décor montre quatre grandes figures sur les parties planes, des anges musiciens sur les voussures et un répertoire ornemental composé de rinceaux d'acanthe, d'anges sonnant de la trompe émergeant de motifs végétaux, de grappes de fleurs et de fruits, de motifs de cuir découpé et de l'inscription « INRI JESUS MARIE ». Le plan du plafond, daté de 1678, est conservé dans le recueil des œuvres de l'architecte Jeresmie de La Rue. La chapelle, la charpente et le décor intérieur ont été inscrits au titre des monuments historiques le 26 novembre 2010.