Fondation du couvent 1667 (≈ 1667)
Cinq sœurs Augustines arrivent de Quimper pour établir le couvent.
1704
Achèvement du chœur
Achèvement du chœur 1704 (≈ 1704)
Le chœur conventuel est terminé, côté pont sur le Léguer.
1753
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle 1753 (≈ 1753)
La petite chapelle est édifiée dans l'actuel parc Sainte-Anne.
1794
Expulsion des religieuses
Expulsion des religieuses 1794 (≈ 1794)
Les Augustines sont expulsées sous la Terreur et envoyées à Tréguier.
1805
Retour des religieuses
Retour des religieuses 1805 (≈ 1805)
Les Augustines retrouvent leur monastère mais doivent le partager avec la municipalité.
1818
Ouverture du pensionnat
Ouverture du pensionnat 1818 (≈ 1818)
Les Augustines ouvrent un pensionnat après la Restauration.
1866
Inauguration du nouvel hôpital
Inauguration du nouvel hôpital 1866 (≈ 1866)
Un nouvel hôpital conçu par Édouard Puyo est inauguré.
1900
Achèvement de la grande chapelle
Achèvement de la grande chapelle 1900 (≈ 1900)
La grande chapelle est édifiée entre le monastère et l'hôpital.
1904
Fermeture du pensionnat
Fermeture du pensionnat 1904 (≈ 1904)
La loi Combes contraint les Augustines à fermer leur pensionnat.
1975
Transfert de l'hôpital
Transfert de l'hôpital 1975 (≈ 1975)
L'hôpital est transféré vers un nouveau site au sud de la commune.
2003
Vente du monastère
Vente du monastère 2003 (≈ 2003)
Les Augustines mettent le monastère en vente, acquis par la ville.
2016
Ouverture de la médiathèque
Ouverture de la médiathèque 2016 (≈ 2016)
Une nouvelle médiathèque est ouverte après des travaux de réhabilitation.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancien couvent Sainte-Anne, aujourd'hui Espace Sainte-Anne, situé 2 rue de Kerampont, à savoir : les façades et toitures des anciens bâtiments conventuels et de l'hôtel-Dieu des 17e, XVIIIe et XIXe siècles ; la chapelle Sainte-Anne de la fin du XIXe siècle, en totalité avec l'ensemble de son décor intérieur de boiseries, l'ancienne salle du chapitre, les deux galeries couvertes accotées à ses murs ouest et nord, et l'ancien édicule du jour céleste adossé à son chevet. Cet ensemble figure au cadastre, section AR parcelle n° 516 : inscription par arrêté du 26 août 2024
Personnages clés
Édouard Puyo
Architecte ayant conçu le nouvel hôpital inauguré en 1866.
Alain Gourioux
Ancien maire de Lannion en hommage à qui la médiathèque est nommée.
Origine et histoire
L’ancien couvent Sainte-Anne se situe rue de Kerampont à Lannion, dans le département des Côtes-d’Armor en Bretagne. Il trouve son origine en 1667 lorsque, à la demande de la municipalité, cinq sœurs hospitalières de la Miséricorde de Jésus, appelées Augustines, sont envoyées de Quimper pour prendre possession d’un Hôtel-Dieu et d’une chapelle alors très délabrés. Le monastère et ses dépendances sont construits progressivement grâce au soutien de bienfaiteurs locaux : le chœur conventuel, placé du côté du pont sur le Léguer, est achevé en 1704, et la « petite » chapelle située dans l’actuel parc Sainte-Anne date de 1753. Sous la Terreur, les religieuses sont expulsées et envoyées à Tréguier en 1794 ; elles ne retrouvent leur monastère qu’en 1805, mais doivent le partager avec la municipalité, qui y avait installé une bibliothèque, un collège et un bureau de charité. À la Restauration, les Augustines recouvrent l’usufruit de l’ensemble des lieux et ouvrent un pensionnat en 1818. En 1862, la municipalité s’accorde avec les religieuses pour construire un nouvel hôpital destiné à remplacer l’Hôtel-Dieu et l’hôpital général, jugés inadéquats ; l’architecte Édouard Puyo conçoit cet établissement situé à l’ouest du monastère, qui est inauguré en 1866. Les sœurs retrouvent alors la pleine propriété du domaine en contribuant au financement et à la gestion du nouvel hôpital. L’achèvement de la « grande » chapelle en 1900, édifiée entre le monastère et l’hôpital après six années de travaux, marque l’apogée du site. La loi Combes de 1904 contraint les Augustines à fermer leur pensionnat ; elles consacrent dès lors leur activité à l’hôpital et se distinguent par leur engagement auprès des blessés lors des deux guerres mondiales. L’après-guerre est caractérisé par un assouplissement de la clôture religieuse. En 1975, l’hôpital est transféré vers un nouveau site au sud de la commune ; les bâtiments hospitaliers accueillent ensuite des enseignements, dont ceux de l’Institut universitaire de technologie puis, à partir de 1985, de l’École nationale supérieure des sciences appliquées et de technologie. Dans les années 1970, la ville acquiert la partie nord-ouest non bâtie du domaine pour y aménager le boulevard Pierre-Mendès-France, un parc public englobant la petite chapelle et le cimetière du monastère, ainsi qu’un parking. Les Augustines aménagent également un foyer pour jeunes travailleuses et une résidence pour personnes âgées, et restent présentes sur le site jusqu’aux années 2000. Elles mettent le monastère en vente en 2003 ; la ville l’acquiert pour 2,5 millions d’euros dans l’intention d’y installer une médiathèque et des locaux associatifs. Les dernières sœurs quittent Lannion pour Gouarec en 2008. Les études et les travaux de réhabilitation, complexes, se prolongent jusqu’en 2016 et aboutissent à l’ouverture d’une nouvelle médiathèque nommée en hommage à l’ancien maire Alain Gourioux. L’ancien couvent bénéficie d’une protection au titre des monuments historiques : ses façades et toitures sont inscrites par arrêté du 28 avril 1964, et l’arrêté d’inscription du 26 août 2024 remplace celui de 1964 en étendant la protection à la « grande » chapelle de 1900.