Siège de Perpignan 1542 (≈ 1542)
Destruction du premier couvent par François Ier.
1548–1550
Construction du couvent
Construction du couvent 1548–1550 (≈ 1549)
Bâti sous Charles Quint pour les clarisses.
1792
Expulsion des clarisses
Expulsion des clarisses 1792 (≈ 1792)
Transformé en prison pendant la Révolution.
10 mai 1988
Classement Monument historique
Classement Monument historique 10 mai 1988 (≈ 1988)
Protection de l’église et du cloître.
2012
Ouverture du centre documentaire
Ouverture du centre documentaire 2012 (≈ 2012)
Dédié aux Français d’Algérie.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise ; cloître, y compris son sol pavé, sa citerne et ses peintures murales ; vestibule d'entrée et cage d'escalier qui lui fait suite ; façades et toitures des bâtiments conventuels (cad. AD 2) : inscription par arrêté du 9 février 1988
Personnages clés
Charles Quint - Empereur et commanditaire
Finança la reconstruction du couvent (1548–1550).
François Ier - Roi de France
Responsable du siège de 1542 détruisant l’ancien couvent.
Anne-Marie Antigo - Personnalité locale
Inhumée dans le couvent.
Origine et histoire
L’ancien couvent Sainte-Claire de Perpignan fut fondé au milieu du XVIe siècle (1548–1550) sous l’impulsion de Charles Quint, après la destruction du premier couvent des clarisses lors du siège de 1542 par François Ier. Les religieuses, installées depuis le XIIIe siècle hors des remparts, y demeurèrent jusqu’à leur expulsion en 1792, lors de la Révolution française. Le site fut alors converti en prison, fonction qu’il conserva jusqu’en 1989, marquant près de deux siècles d’usage carcéral.
L’ensemble architectural, classé Monument historique en 1988, comprend une église à nef unique avec chœur voûté d’ogives, des chapelles latérales, et un cloître aux arcades sobres, partiellement couvert. Des peintures murales du XVIIe siècle ornent encore le chœur. Après sa restauration, le couvent abrite depuis 2012 le Centre national de documentation des Français d’Algérie, soulignant son ancrage mémoriel et culturel.
Le couvent est situé 1 rue du Général Derroja, dans le quartier historique de La Réal, à Perpignan (Pyrénées-Orientales). Son plan d’origine et sa structure médiévale, incluant le cloître et l’église, ont été préservés malgré les transformations. La sépulture d’Anne-Marie Antigo y est également attestée, ajoutant une dimension patrimoniale locale.
La protection officielle concerne l’église et le cloître (classés) ainsi que les façades et toitures des bâtiments conventuels (inscrits). Propriété municipale, le site illustre les mutations d’un monument religieux en espace laïc, entre héritage monastique, mémoire carcérale et vocation documentaire contemporaine.