Frise chronologique
1343
Fondation initiale
Fondation initiale
1343 (≈ 1343)
Première maison trinitaire à Saint-Étienne-de-Tinée.
1653
Menace de suppression
Menace de suppression
1653 (≈ 1653)
Projet de fermeture du couvent envisagé.
1674-1677
Reconstruction de l'église
Reconstruction de l'église
1674-1677 (≈ 1676)
Édifice rebâti et décoré ultérieurement.
1680
Fresques de la Vierge
Fresques de la Vierge
1680 (≈ 1680)
Peintures murales dans la chapelle latérale.
1685
Fresque de la bataille de Lépante
Fresque de la bataille de Lépante
1685 (≈ 1685)
Représentation dans la chapelle Notre-Dame.
27 septembre 1948
Première protection
Première protection
27 septembre 1948 (≈ 1948)
Inscription du couvent aux monuments historiques.
31 mars 2009
Classement de l'église
Classement de l'église
31 mars 2009 (≈ 2009)
Protection totale de l’édifice religieux.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. O 76) : classement par arrêté du 31 mars 2009
Personnages clés
| Jules Achiardy de l'Alp - Bienfaiteur |
Finança les fresques dédiées à la Vierge. |
| Saint Jean de Matha - Fondateur de l'ordre |
Cofondateur des Trinitaires en 1198. |
| Saint Félix de Valois - Cofondateur de l'ordre |
Associé à la création des Trinitaires. |
| Don Juan d'Autriche - Amiral à Lépante |
Représenté en prière dans une fresque. |
Origine et histoire
L’ancien couvent des Trinitaires de Saint-Étienne-de-Tinée, installé dans le quartier d’Ublan, remonte à une première fondation en 1343, mais son emplacement actuel date du XVIIe siècle. L’ordre des Trinitaires, dédié à la rédemption des captifs chrétiens détenus par les Barbaresques, y établit une maison dont l’église fut reconstruite entre 1674 et 1677. Ce couvent, menacé de suppression dès 1653, abritait encore quatre pères et deux convers au milieu du XVIIIe siècle.
L’église, ornée de fresques remarquables, abrite dans sa chapelle latérale droite des peintures dédiées à la Vierge, financées par le seigneur Jules Achiardy de l’Alp. À gauche du chœur, une chapelle dédiée à Notre-Dame du Bon Remède présente une fresque de 1685 représentant la bataille de Lépante, avec des navires contemporains de l’époque, ainsi que des scènes de rachat de captifs aux Turcs. Ces œuvres illustrent le rôle spirituel et caritatif des Trinitaires.
Classé monument historique en 1948 pour l’ensemble du couvent, puis partiellement déclassé en 2009, l’église a été entièrement classée en 2009. Aujourd’hui intégrée au collège Jean-Franco, elle conserve des éléments architecturaux typiques, comme une nef unique flanquée de chapelles latérales et un chœur plus étroit. Le bâtiment conventuel, rectangulaire, prolonge l’édifice vers l’est.
La protection actuelle distingue l’église, classée en totalité, du reste du couvent, radié de l’inventaire supplémentaire. Ce site témoigne à la fois de l’histoire religieuse locale et des échanges méditerranéens liés à la rédemption des captifs, thème central pour l’ordre trinitaire depuis sa fondation par saint Jean de Matha et saint Félix de Valois.