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Ancien évêché ou Palais du Tau à Angers en Maine-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine urbain Palais

Ancien évêché ou Palais du Tau

  • 2 Rue du Chanoine Urseau
  • 49000 Angers
Palais du Tau dAngers
Ancien évêché ou Palais du Tau
Ancien évêché ou Palais du Tau
Ancien évêché ou Palais du Tau
Ancien évêché ou Palais du Tau
Ancien évêché ou Palais du Tau
Ancien évêché ou Palais du Tau
Ancien évêché ou Palais du Tau
Ancien évêché ou Palais du Tau
Ancien évêché ou Palais du Tau
Ancien évêché ou Palais du Tau
Ancien évêché ou Palais du Tau
Crédit photo : Sémhur (talk) - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat
49000 Angers, 2 Rue du Chanoine Urseau

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
900
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
IXe siècle
Attestation du palais épiscopal
XIIe siècle (1ère moitié)
Construction des corps principaux
1438
Modifications par Hardouin de Bueil
1506
Reconstruction de l’escalier de Rohan
XVIIe siècle (2e quart)
Rémodelage par Claude de Rueil
1850–1900
Restauration complète du palais
1907
Classement Monument Historique
1910
Ouverture du musée des tapisseries
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les bâtiments du Tau : classement par arrêté du 23 octobre 1907

Personnages clés

Ulger - Évêque d’Angers (XIIe siècle) Commanditaire des corps principaux du palais.
Hardouin de Bueil - Évêque (XVe siècle) Modifie les couvertures et crée la bibliothèque.
François de Rohan - Évêque (début XVIe siècle) Reconstruit l’escalier principal (inachevé).
Claude de Rueil - Évêque (XVIIe siècle) Transforme la salle synodale en appartements.
Michel Lepeletier - Évêque (fin XVIIe siècle) Dénature les baies et reconstruit la secrétairerie.
Charles Joly-Leterme - Architecte diocésain (XIXe siècle) Dirige la restauration et les surélévations.

Origine et histoire du Palais du Tau

Le Palais du Tau, aussi appelé ancien évêché d'Angers, est un édifice dont les origines remontent au IXe siècle, bien que ses parties les plus anciennes conservées datent du XIIe siècle. Il s’appuie sur le mur d’enceinte gallo-romain du IIIe siècle, réutilisant une de ses tours comme soubassement. Les deux corps principaux, disposés en forme de « T », furent construits sous l’épiscopat d’Ulger (première moitié du XIIe siècle) : ils abritaient des écuries, une salle synodale, un cachot, et des vestiges d’une chapelle. Les matériaux utilisés – brique, pierre, tuffeau et schiste – reflètent les techniques locales de l’époque.

Au XVe siècle, l’évêque Hardouin de Bueil modifie les couvertures et aménage dans le corps sud une vaste salle, aujourd’hui bibliothèque. Au début du XVIe siècle, François de Rohan entreprend la reconstruction de l’escalier principal, resté inachevé. Le palais subit un remaniement majeur au XVIIe siècle sous Claude de Rueil, qui transforme la salle synodale en appartements et remplace la cuisine circulaire médiévale par une nouvelle cuisine à l’étage. Michel Lepeletier, évêque vers 1693, dénature les baies et le décor de la salle synodale, tout en reconstruisant l’ancienne secrétairerie pour ses logements.

Le XIXe siècle marque une restauration complète du palais, dirigée par des architectes comme Charles Joly-Leterme, qui ajoute une seconde cour (rue de l’Oisellerie), achève l’escalier de Rohan, et surélève le corps nord. D’autres architectes (L. Duvêtre, Ch. Roques, R-E. Dussouchay) et sculpteurs (Barême, Chapeau) participent à ces travaux. Le palais, classé Monument Historique en 1907, devient un musée des tapisseries en 1910, puis une maison diocésaine en 1954. Ses vestiges gallo-romains, intégrés à la structure, témoignent de la superposition des époques.

L’édifice illustre ainsi près de mille ans d’histoire religieuse et architecturale, depuis son rôle d’évêché médiéval jusqu’à ses fonctions culturelles modernes. Les matériaux (tuffeau, schiste, brique) et les techniques (voûtes d’arêtes, escaliers en vis) reflètent les évolutions stylistiques, tandis que les restaurations du XIXe siècle, bien que controversées, ont préservé sa structure. Aujourd’hui, il reste un témoignage majeur du patrimoine angevin, lié à l’enceinte antique et à la cathédrale voisine.

Liens externes

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