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Ancien haut-fourneau à Saint-Vincent-de-Mercuze dans l'Isère

Ancien haut-fourneau

    192 Rue Doudart de Lagree
    38660 Saint-Vincent-de-Mercuze
Propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1727
Première coulée de gueuse
1794
Mise sous séquestre
1807
Relance autorisée
1845-1856
Reconstruction du haut-fourneau
1865
Fin de l'activité
1989
Inscription aux monuments historiques
2019
Labellisation Patrimoine en Isère
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le bâtiment du haut-fourneau ; le canal d'amenée d'eau ; le four à chaux ; les façades et toitures de la maison de maître (cad. A 460, 461, 470) : inscription par arrêté du 2 novembre 1989, annulé par décision du tribunal administratif de Grenoble en date du 10 novembre 1993

Personnages clés

Famille de Marcieu - Propriétaire et exploitant Fonde et gère le haut-fourneau.
Marquis de Marcieu - Relanceur du site en 1807 Obtient l'autorisation de redémarrer.
Émile Geymard - Ingénieur Étudie la réorganisation en 1806-1812.
Gaston de Marcieu - Dernier propriétaire Vend les concessions à Schneider.

Origine et histoire

Le haut-fourneau de Saint-Vincent-de-Mercuze, aussi appelé haut-fourneau de Marcieu, est un édifice industriel construit au début du XVIIIe siècle par la famille de Marcieu. Il remplace un précédent haut-fourneau attesté au Touvet en 1649. La première coulée de gueuse a lieu en 1727, utilisant le minerai de fer extrait dans la région d'Allevard et le bois des forêts locales. Ce site devient le second producteur de fonte du Dauphiné à la fin de l'Ancien Régime.

En 1794, la fonderie est mise sous séquestre, mais le marquis de Marcieu obtient en 1807 l'autorisation de relancer le haut-fourneau. Après des études menées entre 1806 et 1812, notamment par l'ingénieur Émile Geymard, le site est réorganisé en 1839 et reconstruit entre 1845 et 1856. Son fonctionnement repose sur un système de deux trompes pour propulser l'air, typique des hauts-fourneaux dauphinois. L'activité cesse définitivement en 1865, et les concessions minières sont vendues en 1874 à Schneider et Cie.

Situé au sud du hameau de Montalieu, au lieu-dit La Combe, le haut-fourneau est inscrit aux monuments historiques en 1989, mais cette inscription est annulée en 1993. Il est labellisé Patrimoine en Isère en 2019. Le site comprend le bâtiment du haut-fourneau, un canal d'amenée d'eau, un four à chaux et les façades de la maison de maître, sur un terrain privé au bord du ruisseau d'Alloix.

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