Construction initiale XVe siècle (≈ 1550)
Période présumée de construction du manoir.
8 août 1928
Inscription monument historique
Inscription monument historique 8 août 1928 (≈ 1928)
Façade sud inscrite par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La façade Sud (cad. AP 12) : inscription par arrêté du 8 août 1928
Personnages clés
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Origine et histoire
Le manoir de Kerdrain, situé à Auray dans le Morbihan, est un édifice emblématique de l’architecture bretonne des XVe et XVIe siècles. Construit en pierre de taille de granite, il présente un plan rectangulaire à un étage carré, typique des demeures seigneuriales de l’époque. Son rez-de-chaussée, divisé en deux pièces séparées par un couloir menant à l’escalier, reflète une organisation spatiale fonctionnelle : une pièce ouest dotée d’une cheminée décorative à pilastres, et une pièce est aménagée pour loger le fermier. La porte d’entrée, en anse de panier avec accolade, ainsi que les anciennes fenêtres à meneaux du premier étage, soulignent son caractère historique.
La façade sud du manoir a été inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 8 août 1928, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. Le bâtiment, couvert d’ardoises avec un pignon découvert, illustre les techniques de construction traditionnelles de la région. Bien que modifié au fil des siècles, il conserve des éléments architecturaux remarquables, comme la cheminée ornée, témoignant du statut social de ses anciens occupants. Son inscription à l’inventaire général du patrimoine culturel renforce son importance dans le paysage historique breton.
Le manoir de Kerdrain s’inscrit dans un contexte rural et seigneurial caractéristique de la Bretagne médiévale et moderne. À cette époque, les manoirs servaient à la fois de résidences pour les familles nobles ou aisées et de centres de gestion agricole, souvent associés à des terres exploitées par des fermiers. Leur architecture, à la fois défensive et résidentielle, reflétait les besoins de sécurité et de représentation sociale. Aujourd’hui, ce monument offre un aperçu de la vie quotidienne et des hiérarchies sociales de la région aux XVe et XVIe siècles.