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Ancien monastère des Augustines à Vals-près-le-Puy en Haute-Loire

Haute-Loire

Ancien monastère des Augustines

    100 Avenue de Vals
    43750 Vals-près-le-Puy
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1200
Fondation de la maladrerie Saint-Benoît
1313
Établissement des Augustines
1419
Invasion bourguignonne
1601
Restaurations majeures
1794
Vente comme bien national
1828
Installation des Jésuites
15 mars 1973
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les deux portes à bossages (porte d'entrée sur la place et porte intérieure donnant accès à l'escalier) ; escalier intérieur à balustres torses (cad. A 743) : classement par arrêté du 15 mars 1973

Personnages clés

Moines augustins de Saint-Benoît de Val - Fondateurs spirituels Aidèrent à établir les Augustines en 1313.
Jésuites - Occupants post-révolutionnaires Amenagèrent le site à partir de 1828.
Municipalité de Vals-près-le-Puy - Propriétaire actuel Acquit les vestiges en 1969 pour préservation.

Origine et histoire

L’ancien monastère des Augustines de Vals-près-le-Puy trouve ses origines dans le flux intense de pèlerins et voyageurs empruntant la route du Midi, aux portes du Puy. Dès 1200, la maladrerie Saint-Benoît, dépendante de l’abbaye de Pébrac, est fondée pour accueillir ces voyageurs. En 1313, les moines augustins de Saint-Benoît de Val contribuent à l’établissement des religieuses augustines, dont le couvent s’étend progressivement. Les Bourguignons envahissent le site en 1419, et d’importantes réparations sont menées en 1601, marquant le début de sa structuration actuelle.

Au XVIIe siècle, les bâtiments du monastère prennent forme, avec des extensions vers 1650, 1700 et 1781. La Révolution française entraîne sa vente comme bien national en 1794. En 1828, les Jésuites s’y installent et y ajoutent des aménagements, dont la chapelle des Jésuites vers 1870, ornée de travaux artistiques sur bois. Aujourd’hui, seuls quelques éléments subsistent, comme les portes à bossages et un escalier à balustres torses, classés monuments historiques en 1973.

Aucun vestige de la période fondatrice n’est conservé, à l’exception possible d’une voûte souterraine reliant la porte à l’église. Les bâtiments, organisés de manière complexe, reflètent les transformations successives du site. En 1969, la municipalité acquiert les vestiges pour les intégrer à l’hôtel de ville, préservant ainsi ce patrimoine lié à l’histoire religieuse et hospitalière de la région.

Le monastère illustre l’évolution des établissements monastiques en Haute-Loire, passés des soins aux pèlerins à une vocation éducative et spirituelle sous les Jésuites. Son architecture mêle des traces des XVIIe et XVIIIe siècles, tandis que son histoire reflète les bouleversements politiques et religieux de la France, de la guerre de Cent Ans à la Révolution.

Liens externes