Demande de construction 1682-1683 (≈ 1683)
Consuls de Colmars et Thorame-Haute commandent un nouveau pont.
1685-1688
Construction du pont
Construction du pont 1685-1688 (≈ 1687)
Réalisé par Eustache Ventre, conçu par Jean Jaubert.
1881
Désaffectation
Désaffectation 1881 (≈ 1881)
Remplacé par une passerelle en bois.
25 mars 1977
Classement MH
Classement MH 25 mars 1977 (≈ 1977)
Protection au titre des monuments historiques.
2018
Sélection Loto du patrimoine
Sélection Loto du patrimoine 2018 (≈ 2018)
Site emblématique pour financement de restauration.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancien pont, sur l'ancien chemin du hameau d'Ondres (cad. non cadastré, domaine public) : classement par arrêté du 25 mars 1977
Personnages clés
Eustache Ventre - Maître maçon
Constructeur du pont entre 1685 et 1688.
Jean Jaubert - Architecte provincial
Concepteur du pont pour la province.
Stéphane Bern - Animateur et défenseur du patrimoine
Soutien du projet de restauration via le Loto.
Origine et histoire
Le pont du Moulin, aussi appelé ancien pont d'Ondres, est un ouvrage en pierre construit entre 1685 et 1688 sur le Verdon, à Thorame-Haute (Alpes-de-Haute-Provence). Commandé par les consuls de Colmars et Thorame-Haute pour remplacer un pont en bois vétuste, il fut conçu par l’architecte provincial Jean Jaubert et réalisé par le maître maçon Eustache Ventre. Ses deux arches inégales (20 m et 5 m de diamètre) et sa structure en dos d’âne, avec des becs triangulaires protégeant la pile centrale, en font un exemple remarquable de l’ingénierie du XVIIe siècle. Il servait initialement à relier le hameau d’Ondres et à faciliter la transhumance des troupeaux vers les estives.
Classé monument historique en 1977, le pont fut désaffecté en 1881 après la construction d’une passerelle en bois en amont, liée à la nouvelle route départementale. Son nom provient d’un moulin adjacent, transformé en scierie puis en fabrique de meubles au XIXe siècle (abandonné dans les années 1930). Localement surnommé « pont romain » en raison de son arche imposante, il est aussi connu sous les noms de pont de Serpeigier (du nom de la montagne voisine) ou pont de la Fabrique. Son état s’est fortement dégradé au XXIe siècle, avec des effondrements partiels et un accès interdit pour des raisons de sécurité.
En 2018, le pont fut sélectionné comme site emblématique pour le Loto du patrimoine, porté par Stéphane Bern, afin de financer sa restauration. Malgré son classement, son entretien a été négligé pendant des décennies, suscitant l’engagement d’associations locales pour sa sauvegarde. Aujourd’hui, il ne dessert plus qu’un sentier escarpé menant à la montagne de Serpeigier, témoin silencieux des activités passées (moulins, foulon, transhumance) et des défis contemporains de préservation du patrimoine rural.
Son architecture audacieuse pour l’époque, avec des claveaux irréguliers et un parapet partiellement détruit, a inspiré de nombreuses illustrations et cartes postales. Les traces de surélévation des écoinçons suggèrent des modifications ultérieures, tandis que sa pile centrale, ancrée dans un massif rocheux, résiste encore aux crues du Verdon. Le pont illustre ainsi l’adaptation des infrastructures aux besoins économiques et sociaux des communautés alpines, entre agriculture, artisanat et mobilité.
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