Fondation du prieuré XIIe siècle (≈ 1250)
Par Rotrou III du Perche pour moines grandmontains.
1317
Réforme de l'ordre
Réforme de l'ordre 1317 (≈ 1317)
Union avec d'autres *celles* comme Authon-aux-Bonshommes.
XVIIe siècle
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle XVIIe siècle (≈ 1750)
Bâtiments attribués à Neel de Christot.
1772
Suppression de l'ordre
Suppression de l'ordre 1772 (≈ 1772)
Décidée par Louis XV via la commission des Réguliers.
1778
Fermeture du prieuré
Fermeture du prieuré 1778 (≈ 1778)
Revenus transférés à l'évêché de Sées.
19 décembre 1973
Inscription monument historique
Inscription monument historique 19 décembre 1973 (≈ 1973)
Façades, toitures et vestiges de la chapelle protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du prieuré, rampe en fer forgé du grand escalier. Quatre piliers du portail d'entrée. Murs subsistants et sol de l'ancienne chapelle (cad. G 54) : inscription par arrêté du 19 décembre 1973
Personnages clés
Rotrou III du Perche - Fondateur du prieuré
Installa les moines grandmontains au XIIe siècle.
Neel de Christot - Évêque de Sées
Associé à la reconstruction des bâtiments (XVIIe).
Origine et histoire
Le prieuré Notre-Dame de Chênegallon, affilié à l'ordre de Grandmont, fut fondé au XIIe siècle par Rotrou III du Perche dans la forêt de Bellême, sur un site humide entouré d'étangs. Ce lieu monastique, initialement occupé par des moines limousins, fut réorganisé en 1317 lors de la réforme de l'ordre, avec l'union de plusieurs celles comme Authon-aux-Bonshommes. Les bâtiments actuels, datés du XVIIe siècle, seraient attribuables à l'évêque de Sées Neel de Christot, qui y séjournait régulièrement.
En 1772, la commission des Réguliers ordonna la suppression de l'abbaye de Grandmont et de ses prieurés sous Louis XV. Chênegallon fut fermé en 1778, puis ses revenus transférés à l'évêché de Sées avant d'être vendu comme bien national pendant la Révolution. L'église fut démolie au XIXe siècle, mais les bâtiments restants, dont la rampe en fer forgé et les vestiges de la chapelle, furent inscrits aux monuments historiques le 19 décembre 1973.
Le prieuré illustre l'architecture religieuse percheronne, avec ses bâtiments organisés autour d'une cour. Son histoire reflète les bouleversements des ordres monastiques entre Moyen Âge et Révolution, ainsi que leur intégration dans le paysage local. Aujourd'hui, il témoigne du patrimoine grandmontain en Normandie, malgré la disparition partielle de ses structures originales.
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