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Ancien prieuré de Tresseroux aux Lèches en Dordogne

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Prieuré
Eglise romane
Dordogne

Ancien prieuré de Tresseroux

    D709
    24400 Les Lèches
Propriété de la commune
Prieuré de Tresséroux
Ancien prieuré de Tresseroux
Ancien prieuré de Tresseroux
Ancien prieuré de Tresseroux
Crédit photo : Père Igor - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1130
Construction de la chapelle
1245
Première mention écrite
1363
Apogée du prieuré
1688
Visite canonique
1793
Vente comme bien national
1982
Classement monument historique
2002
Fin des restaurations
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle subsistante (cad. AK 53) : classement par arrêté du 16 décembre 1982

Personnages clés

Maximira - Abbesse de Ligueux (légende) Aurait inauguré le prieuré
Guilhelma de Ferrières - Prieure en 1301 Gérait le prieuré à son apogée
Placentia de Faugeyrac - Prieure en 1472 Dernière prieure attestée avant déclin

Origine et histoire

L’ancien prieuré de Tresseroux, situé aux Lèches en Dordogne, est un édifice religieux du XIIe siècle, construit vers 1130. Il appartenait à un prieuré de bénédictines rattaché à l’abbaye de Ligueux, et son nom viendrait de Tres sorores (Trois sœurs), évoquant trois sources proches ou une légende liée à l’abbesse Maximira et ses sœurs Eudoxie et Alsmodie. La chapelle, dédiée à Saint-Thomas, était implantée dans une forêt isolée, sur un axe reliant Mussidan et Bergerac.

Au XIVe siècle, le prieuré connut son apogée, devenant un centre paroissial rural en 1363. Il possédait alors la basse justice, tandis que le seigneur de Mussidan détenait la haute justice. Deux prieurs sont attestés : Guilhelma de Ferrières (1301) et Placentia de Faugeyrac (1472). Le déclin s’amorça dès le XVIIe siècle : en 1688, la chapelle, sans prêtre, menaçait ruine. Vendu comme bien national en 1793, le prieuré tomba en ruine en 1857.

Classée monument historique en 1982, la chapelle fut restaurée entre 1997 et 2002 par une association locale. De plan rectangulaire à nef unique, elle conserve des arcades aveugles en plein cintre et des traces d’un pigeonnier. Des graffitis l’ont endommagée en 2022. Son architecture modeste et son histoire liée aux bénédictines en font un témoignage rare du patrimoine religieux périgordin.

Liens externes