Donation épiscopale 1163 (≈ 1163)
Églises sous patronage des prieurs.
XIIe siècle (2e moitié)
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré XIIe siècle (2e moitié) (≈ 1250)
Par Richard de Vauville, moines bénédictins.
XVe siècle
Construction des bâtiments actuels
Construction des bâtiments actuels XVe siècle (≈ 1550)
Période principale visible aujourd’hui.
1789 (après)
Transformation en ferme
Transformation en ferme 1789 (après) (≈ 1789)
Déclin post-Révolution.
1944
Dégâts de guerre
Dégâts de guerre 1944 (≈ 1944)
Toitures et cloche détruites.
7 février 1975
Classement MH
Classement MH 7 février 1975 (≈ 1975)
Inscription de la chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle (cad. A2 242) : inscription par arrêté du 7 février 1975
Personnages clés
Richard de Vauville - Fondateur présumé
Seigneur à l’origine du prieuré.
Richard de Bohon - Évêque donateur
Cède des églises en 1163.
Jean-François Millet - Peintre
A immortalisé le prieuré.
Origine et histoire
Le prieuré de Vauville, aussi appelé prieuré Saint-Hermël, est un ancien monastère bénédictin fondé au XIIe siècle par Richard de Vauville. Les moines, venus de Cerisy-la-Forêt, s’y installèrent et développèrent un ensemble religieux incluant une chapelle toujours visible aujourd’hui. Ce site, situé à 750 mètres au nord du bourg de Vauville (aujourd’hui intégré à la commune de La Hague), domine les landes du département de la Manche en Normandie.
Après la Révolution française, le prieuré fut transformé en ferme et tomba progressivement en ruine. Durant la Seconde Guerre mondiale, les troupes allemandes réquisitionnèrent les lieux, démantelant les toitures et la cloche de la chapelle, cette dernière restant introuvable après-guerre. Les bâtiments actuels, datant majoritairement du XVe siècle, furent restaurés post-1944, tandis que la chapelle – classée monument historique en 1975 – conserve les armes de la famille de Vauville sur sa clef de voûte.
Le prieuré joua un rôle spirituel et économique local : les prieurs étaient patrons des églises de Biville, Digulleville et Éculleville grâce à une donation de 1163 par l’évêque Richard de Bohon. Aujourd’hui propriété privée, le site fut également immortalisé par le peintre Jean-François Millet. Son histoire reflète les bouleversements religieux, politiques et militaires qui ont marqué la Normandie du Moyen Âge à l’époque contemporaine.
La chapelle, seul élément protégé, illustre l’architecture romane avec ses merlettes et son pal fiché, symboles héraldiques des fondateurs. Le prieuré, racheté par l’État dans le cadre du plan Marshall avant d’être cédé aux Domaines, témoigne aussi des efforts de reconstruction d’après-guerre. Son état actuel, entre ruines et restaurations, en fait un lieu chargé de mémoire, à la croisée des héritages monastique, agricole et artistique.
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