Début des travaux 1680 (≈ 1680)
Lancement de la construction du quartier.
4e quart XVIIe siècle - XVIIIe siècle
Période de construction
Période de construction 4e quart XVIIe siècle - XVIIIe siècle (≈ 1787)
Achèvement progressif des ailes et aménagements.
31 décembre 1946
Première protection
Première protection 31 décembre 1946 (≈ 1946)
Inscription des façades et toitures des pavillons.
7 février 2012
Extension de la protection
Extension de la protection 7 février 2012 (≈ 2012)
Inscription des trois ailes et de l’assiette totale.
9 août 2018
Protection du pavillon Saint-Nicaise
Protection du pavillon Saint-Nicaise 9 août 2018 (≈ 2018)
Inscription du pavillon et de ses dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades, toitures et souches de cheminées des anciens pavillons des Officiers : inscription par arrêté du 31 décembre 1946 - L'ancien quartier Schramm, place du 33e-R-I, comprenant les trois ailes du casernement, l'assiette totale du quartier, ses portails et clôtures, en totalité (cad. BD 309) : inscription par arrêté du 7 février 2012 ; Le pavillon Saint-Nicaise du quartier Schramm en totalité, ainsi que le murs d’enceinte et le portail non encore protégés, situés 2 rue Sainte-Claire, sur la parcelle n°308, figurant au cadastre section BD : inscription par arrêté du 9 août 2018.
Personnages clés
Sébastien Le Prestre de Vauban - Ingénieur militaire
Inspirateur des principes architecturaux appliqués.
Origine et histoire
L’ancien quartier Schramm, situé à Arras, est un ensemble militaire construit entre le dernier quart du XVIIe siècle et le XVIIIe siècle. Ce quartier de cavalerie, dont les travaux débutèrent en 1680, se distingue par une architecture innovante pour l’époque. Il se compose initialement de quatre ailes disposées autour d’une cour intérieure, dont une a aujourd’hui disparu. Deux bâtiments donnent sur l’actuel cours de Verdun (ancien fossé), tandis que les ailes arrière, percées de nombreuses ouvertures, s’ouvraient sur des propriétés privées. L’organisation spatiale reflète une volonté de rationalisation, typique des principes défendus par Vauban, avec une multiplication des escaliers pour optimiser la circulation des soldats.
La conception du quartier Schramm s’inscrit dans une logique militaire moderne, combinant fonctionnalité et efficacité. Les façades, toitures et souches de cheminées des pavillons des officiers, ainsi que les ailes du casernement, ont fait l’objet de protections successives au titre des Monuments Historiques (1946, 2012, 2018). Le site inclut également des éléments défensifs comme des murs d’enceinte et des portails, témoignant de son rôle stratégique. Propriété de la commune d’Arras, ce quartier illustre l’héritage architectural de Vauban, marquis et ingénieur militaire, dont l’influence a marqué durablement l’urbanisme militaire français.
Les protections légales couvrent aujourd’hui plusieurs parties du quartier, dont le pavillon Saint-Nicaise et ses dépendances, inscrits en 2018. Ces mesures soulignent la valeur patrimoniale d’un ensemble qui allie innovation technique et adaptation aux besoins logistiques des troupes. Bien que partiellement modifié au fil des siècles, le quartier Schramm reste un exemple emblématique de l’architecture casernière du Grand Siècle, reflétant les évolutions des pratiques militaires sous l’Ancien Régime.