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Ancienne abbaye en Dordogne

Ancienne abbaye
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Ancienne abbaye
Ancienne abbaye
Ancienne abbaye
Crédit photo : Père Igor - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
600
700
800
900
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Vers 558
Fondation de l'ermitage
585
Donation royale de Gontran
857
Destruction par les Normands
Xe siècle
Renaissance sous Odon de Cluny
1080
Fondation augustinienne
XIIe siècle
Construction de l'église
1347
Déclin démographique
1356-1358
Conflits féodaux
1484
Reconstruction partielle
1575
Occupation protestante
1760
Menace d’effondrement
1886
Premier classement
1965
Classement définitif
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église ; l'ensemble de l'enceinte de l'abbaye ; le sol des terrains compris dans cette enceinte ; les substructions des bâtiments abbatiaux que renferment ces terrains (cad. B 512) : classement par arrêté du 5 juillet 1965

Personnages clés

Saint Sore (ou Sorus) - Moine ermite Fonda la communauté originale à Genuliacus.
Saint Amand - Disciple de Sore Évangélisa la région après 585.
Gontran - Roi de Bourgogne Offrit des terres pour la communauté en 585.
Odon de Cluny - Abbé de Cluny Rétablit l’abbaye au Xe siècle.
Guillaume Ier de Montberon - Évêque de Périgueux Soutint la fondation augustinienne en 1080.
Bertrand de Goth - Archevêque de Bordeaux Visita l’abbaye avant de devenir pape (1304).
Hélie de Marcillac - Abbé commendataire Défendit les droits abbatiaux en 1358.
Jean de Bretagne - Lieutenant-général de Charles VII Aida à la reconstruction post-guerre de Cent Ans.
Henri de Noailles - Noble militaire Libéra l’abbaye des protestants en 1575.
Abbé Carrier - Curé local (XIXe s.) Initia la réhabilitation de l’église.
Anatole de Baudot - Architecte Dirigea les restaurations de 1894.

Origine et histoire

L’abbaye de Saint-Amand-de-Coly trouve ses origines au VIe siècle, lorsque le moine Saint Sore et ses disciples, dont Amand et Cyprien, s’installent sur le domaine mérovingien de Genuliacus (actuelle Terrasson). Vers 585, le roi Gontran offre des terres à Saint Sore pour fonder une communauté chrétienne en l’honneur de Julien de Brioude. Après la mort de Sore, Amand se retire dans une grotte et évangélise la région. Une communauté monastique s’y établit, donnant naissance à Saint-Amand, qui essaimera des prieurés aux VIIIe-IXe siècles.

Au IXe siècle, l’abbaye souffre des guerres d’Aquitaine et des raids normands : elle est détruite en 857. Au Xe siècle, Odon de Cluny la rétablit sous protection royale après des spoliations par les comtes de Périgord. En 1046, un document atteste son existence sous le nom San Amando dicho Genolitico, liée à l’abbaye Saint-Sore. En 1080, les chanoines augustins fondent le monastère de Châtres, marquant le début de sa période augustinienne. L’église, partiellement construite au XIIe siècle, reflète cette prospérité.

Les XIIIe-XIVe siècles voient l’abbaye étendre son influence, malgré un déclin démographique (7 moines en 1347). Les défenses sont ajoutées entre le XIIIe siècle et 1350, formant le fort Saint-Amand. La guerre de Cent Ans ravage le site : en 1405, l’abbé Hélie de Girmond dresse un inventaire des biens survivants. La reconstruction partielle au XVe siècle permet aux chanoines de se réunir dans le chœur en 1484, mais cloître et salle capitulaire, incendiés, sont abandonnés.

Les guerres de Religion aggravent les destructions : en 1575, des protestants occupent l’abbaye, bombardée par Henri de Noailles. Sommairement restaurée en 1597, elle décline jusqu’à sa suppression au XVIIIe siècle, ses archives disparaissant à la Révolution. L’église, devenue paroissiale, est sauvée au XIXe siècle par l’abbé Carrier et des restaurations successives (classement en 1886, travaux d’Anatole de Baudot). Classée monument historique en 1965, elle conserve son enceinte fortifiée et des vestiges claustraux.

L’abbaye illustre les transitions architecturales et politiques du Périgord : ermitage mérovingien, abbaye bénédictine puis augustinienne, forteresse médiévale, et enfin église paroissiale. Son histoire reflète les conflits régionaux (Normands, Anglais, guerres de Religion) et les réformes monastiques. Les fouilles et restaurations modernes ont révélé des éléments défensifs uniques, comme les mâchicoulis et les archères, témoignages de son rôle stratégique.

Aujourd’hui, le site se compose de l’église abbatiale, entourée des remnants de son enceinte fortifiée. Les substructions des bâtiments claustraux, fouillées au XXe siècle, rappellent son passé monastique. Propriété communale, l’abbaye attire pour son architecture hybride (romane, gothique, défensive) et son histoire mouvementée, symbolisant la résilience du patrimoine périgourdin.

Liens externes