Construction de la rotonde 1784-1788 (≈ 1786)
Réalisation de la rotonde de la Villette par Claude-Nicolas Ledoux.
1791
Suppression de l'octroi
Suppression de l'octroi 1791 (≈ 1791)
Fin de la fonction initiale de la rotonde avec la suppression de l'octroi.
1830-1860
Casernement de la garde
Casernement de la garde 1830-1860 (≈ 1845)
La rotonde est utilisée comme casernement pour la garde municipale.
1871
Incendie pendant la Commune
Incendie pendant la Commune 1871 (≈ 1871)
La rotonde est incendiée pendant la Commune de Paris.
1865-1921
Grenier à sel
Grenier à sel 1865-1921 (≈ 1893)
La rotonde est transformée en grenier à sel.
1900-1903
Contournement par le métro
Contournement par le métro 1900-1903 (≈ 1902)
La ligne 2 du métro contourne la rotonde.
24 avril 1907
Classement historique
Classement historique 24 avril 1907 (≈ 1907)
La rotonde est classée au titre des monuments historiques.
30 janvier 1918
Raid aérien
Raid aérien 30 janvier 1918 (≈ 1918)
La rotonde est touchée pendant un raid aérien.
1960-2004
Services archéologiques
Services archéologiques 1960-2004 (≈ 1982)
La rotonde abrite les services archéologiques et la Commission du Vieux Paris.
2009
Réhabilitation
Réhabilitation 2009 (≈ 2009)
La rotonde est réhabilitée et accueille un restaurant et une galerie d'art contemporain.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ancienne barrière d'octroi : classement par arrêté du 24 avril 1907
Personnages clés
Claude Nicolas Ledoux
Architecte responsable de la construction de la Rotonde de la Villette.
Claude-Nicolas Ledoux
Architecte ayant conçu la rotonde de la Villette.
Louis XVI
La rotonde marque la première étape de sa fuite des Tuileries.
Origine et histoire de la Rotonde de de la Villette
La rotonde de la Villette, également appelée barrière Saint-Martin, est l'une des barrières d'octroi du mur des Fermiers généraux conçue par Claude-Nicolas Ledoux. Elle se dresse sur l'actuelle place de la Bataille-de-Stalingrad, face au bassin de la Villette, dans le 19e arrondissement de Paris. Réalisée entre 1784 et 1788 dans le cadre des « propylées » de Paris, elle constituait le bâtiment le plus imposant de l'ensemble destiné à abriter les bureaux de perception de l'octroi. Au faubourg Saint-Martin, Ledoux livre un dispositif composé de deux petits monuments formant la barrière de la Villette (appelée barrière de Senlis jusqu'en 1798), de deux autres formant la barrière de Pantin, et de la rotonde monumentale. Les petites barrières contrôlaient les passages sur les routes de Flandre et d'Allemagne, tandis que la rotonde, monument ornemental, abritait le receveur, les contrôleurs et un corps de garde chargé de la surveillance. Les commerçants devaient passer par les guérites des barrières puis se rendre aux bureaux de la rotonde pour déclarer leurs marchandises et payer l'octroi ; le papier délivré était ensuite vérifié à la guérite. Le lieu marque aussi la première étape de la fuite de Louis XVI et de sa famille, lorsqu'ils changèrent de voiture au début de leur départ des Tuileries. L'octroi supprimé dès 1791, la rotonde fut ensuite affectée à diverses fonctions : casernement de la garde municipale de 1830 à 1860 puis grenier à sel de 1865 à 1921. Elle échappa à la démolition lors des travaux haussmanniens liés à l'extension de Paris, fut incendiée pendant la Commune de 1871 puis restaurée, et ne fut pas détruite lors de l'implantation de la ligne 2 du métro entre 1900 et 1903, dont le tracé la contourne par trois virages. Classée au titre des monuments historiques par un arrêté du 24 avril 1907, la rotonde fut touchée pendant un raid aérien le 30 janvier 1918. À partir de 1960 elle abrita les services archéologiques et la Commission du Vieux Paris, qui y demeura jusqu'en 2004. Réhabilitée en 2009, la rotonde accueille depuis un restaurant et une galerie d'art contemporain ; elle comprend une terrasse paysagée de 1 500 m2, une salle de réception, un mini-club dans une annexe et des bureaux au dernier étage. Parmi la quarantaine de bureaux d'octroi dessinés par Ledoux, la rotonde est l'un des plus imposants et figure parmi les six propylées encore visibles aujourd'hui. Construite en pierre de taille, elle associe un carré extérieur en croix grecque et un vaste cylindre intérieur percé d'un puits zénithal ; chaque façade du rez-de-chaussée présente huit piliers toscans surmontés d'un entablement et d'un fronton triangulaire surbaissé. La galerie centrale, composée d'arcs en plein cintre et de baies à linteaux en serliennes soutenues par quarante colonnes doriques jumelées, évoque l'architecture palladienne ; le toit en entonnoir et la cour circulaire jouent le rôle de puits de lumière, tandis que l'édifice est couronné d'une corniche dorique alternant métopes et triglyphes. Le dessin général réunit des formes épurées et des volumes contrastés librement inspirés des modèles antiques et de la Renaissance italienne.
Devenir actuel
Depuis 2009, le monument est occupé par un restaurant et une galerie d'art contemporain.