Acquisition du terrain 1718 (≈ 1718)
Jeanne du Temple achète la maison de Belair.
1721
Installation provisoire
Installation provisoire 1721 (≈ 1721)
Chapelle, maison et atelier en place.
1749
Construction du bâtiment principal
Construction du bâtiment principal 1749 (≈ 1749)
Couvent pour filles repenties édifié.
1770
Extension du couvent
Extension du couvent 1770 (≈ 1770)
Aile en retour d’équerre ajoutée.
1789-1799
Prison révolutionnaire
Prison révolutionnaire 1789-1799 (≈ 1794)
Détenu·e·s contre-révolutionnaires et prêtres insermentés.
1835
Restauration
Restauration 1835 (≈ 1835)
Travaux dirigés par Louis Richelot.
1821-1956
Période militaire
Période militaire 1821-1956 (≈ 1889)
Utilisation comme caserne et prison.
29 avril 1971
Protection patrimoniale
Protection patrimoniale 29 avril 1971 (≈ 1971)
Façades et toitures inscrites.
1981
Acquisition régionale
Acquisition régionale 1981 (≈ 1981)
Rachat par le Conseil régional.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du bâtiment principal (cad. BH 127) : inscription par arrêté du 29 avril 1971
Personnages clés
Jeanne du Temple - Fondatrice du couvent
Acheta le terrain en 1718.
Louis Richelot - Architecte municipal
Dirigea la restauration de 1835.
Origine et histoire
La caserne du Bon Pasteur, aussi appelée hôtel Bon Pasteur, est un édifice situé 5 rue Martenot à Rennes, face au square de La Motte. Construit en 1749 à l’emplacement d’une ancienne maison de plaisance nommée « Maison de Belair », il fut initialement conçu pour accueillir un couvent de filles repenties, géré par la Congrégation des filles du Bon Pasteur. Le bâtiment principal abritait au rez-de-chaussée une chapelle, un chœur pour les religieuses et un réfectoire, tandis que les étages servaient de dortoirs et d’atelier. Une aile supplémentaire, construite en 1770 et aujourd’hui disparue, complétait l’ensemble avec un lavoir, une cuisine, une infirmerie et un dortoir pour les pénitentes.
À la Révolution, le site fut transformé en prison pour femmes suspectées de contre-révolution, puis pour prêtres insermentés. De 1821 à 1956, il servit de caserne militaire, période durant laquelle il fut restauré en 1835 par l’architecte Louis Richelot. Après diverses utilisations administratives, le bâtiment fut acquis en 1981 par le Conseil régional de Bretagne, qui y mena d’importants travaux de restauration. Ses façades et toitures sont protégées au titre des monuments historiques depuis 1971.
Sur le plan architectural, l’édifice présente un rez-de-chaussée sur caves, deux étages carrés et un étage de comble éclairé par des lucarnes en bois. La façade principale, divisée en 11 travées, se distingue par une alternance de baies en plein cintre au premier étage, dont trois ouvrent sur des balcons en fer forgé. Les niveaux sont séparés par des bandeaux de granite, et l’élévation est organisée en trois groupes de travées : cinq au centre et trois à chaque extrémité.
L’histoire du bâtiment remonte à 1718, lorsque Jeanne du Temple acheta une maison du XVIe ou XVIIe siècle pour y fonder le couvent. Selon les sources, la congrégation disposait dès 1721 d’une chapelle provisoire, d’une maison et d’un atelier. Le site, utilisé comme prison militaire au XIXe siècle, abritait également le conseil de guerre dans l’ancienne chapelle. Après 1956, il fut réaffecté à des usages administratifs avant son acquisition par la Région.
Les descriptions architecturales soulignent l’harmonie entre la façade sobre et les éléments décoratifs comme les balcons en fer forgé. La restauration de 1835, liée à l’aménagement de la promenade de la Motte, reflète les adaptations du bâtiment à ses usages successifs. Aujourd’hui, il témoigne de l’évolution des fonctions urbaines, passant du religieux au militaire, puis à l’administratif, tout en conservant son identité patrimoniale.
Les sources mentionnent également des incohérences mineures dans les dates de construction, certaines évoquant 1718 pour l’acquisition du terrain et 1749 pour l’édification du bâtiment principal. L’aile en retour d’équerre, construite en 1770 et aujourd’hui disparue, illustre les transformations subies par le site au fil des siècles, entre extensions et démolitions partielles.
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