Construction initiale 1715–1727 (≈ 1721)
Édifice bâti par Garangeau sur emplacement médiéval.
1836–1842
Agrandissements majeurs
Agrandissements majeurs 1836–1842 (≈ 1839)
Bas-côtés, chœur et façade modifiés.
1875
Remplacement par nouvelle église
Remplacement par nouvelle église 1875 (≈ 1875)
Conçue par Frangeul, toujours en service.
Années 1980
Conversion culturelle
Conversion culturelle Années 1980 (≈ 1980)
Devenue cinéma et musée des traditions.
29 décembre 1982
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 29 décembre 1982 (≈ 1982)
Protection partielle (façade et clocher).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade ouest avec le clocher et les deux premières travées du XVIIIe siècle (cad. J 245) : inscription par arrêté du 29 décembre 1982
Personnages clés
Jean-Siméon Garangeau - Ingénieur-architecte
Concepteur de l’église (1715–1727).
Alfred-Louis Frangeul - Architecte malouin
Auteur des remaniements (1836–1842) et nouvelle église (1875).
Origine et histoire
L’ancienne église Saint-Méen de Cancale, située en Ille-et-Vilaine (Bretagne), est un édifice religieux néo-classique érigé entre 1715 et 1727 par l’ingénieur Jean-Siméon Garangeau. Elle remplace une église médiévale attestée dès 1302, liée à l’abbaye du Mont-Saint-Michel. Son architecture combine un clocher-porche, une façade à pignons multiples, et un chevet plat, typiques du style de l’époque.
L’église, devenue trop exiguë, fut partiellement remaniée entre 1836 et 1842 (ajout de bas-côtés, nouveau chœur, façade ouest). En 1875, elle fut remplacée par une nouvelle église paroissiale, conçue par l’architecte Alfred-Louis Frangeul. Désaffectée, elle abrite depuis les années 1980 un cinéma et le musée des Arts et Traditions populaires de Cancale.
Classée Monument Historique en 1982, seule sa façade ouest (avec clocher) et les deux premières travées du XVIIIe siècle sont protégées. Les éléments décoratifs intérieurs, comme l’ameublement, datent des plans de Frangeul. Les matériaux locaux (schiste, grès) et les gargouilles ornant les rampants témoignent de son ancrage régional.
Son histoire reflète les évolutions architecturales et culturelles de Cancale : d’abord lieu de culte médiéval sous influence monastique, puis symbole néo-classique, enfin espace culturel contemporain. La conversion en musée souligne son rôle dans la préservation du patrimoine immatériel breton.
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