Frise chronologique
1250-1259
Fondation de la bastide
Fondation de la bastide
1250-1259 (≈ 1255)
Création par Alphonse de Poitiers.
1569
Victoire de Monluc
Victoire de Monluc
1569 (≈ 1569)
Défaite des protestants locaux.
1580
Prise par Biron
Prise par Biron
1580 (≈ 1580)
Massacre des défenseurs huguenots.
XVIe siècle
Guerres de religion
Guerres de religion
XVIe siècle (≈ 1650)
Affrontements catholiques-huguenots.
XIXe siècle (2e moitié)
Ajout statue Jeanne d'Arc
Ajout statue Jeanne d'Arc
XIXe siècle (2e moitié) (≈ 1865)
Initiative du curé local.
1990
Classement Monument historique
Classement Monument historique
1990 (≈ 1990)
Inscription des vestiges restants.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte ; murs (cad. A 90, 535, 149, 154 à 157) : inscription par arrêté du 30 mai 1990
Personnages clés
| Alphonse de Poitiers - Fondateur de la bastide |
Frère de Saint Louis. |
| Monluc - Chef catholique |
Vainqueur en 1569. |
| Arnaud de Clermont - Capitaine protestant |
Défait par Monluc. |
| Armand de Gontaud-Biron - Commandant royaliste |
Prit la ville en 1580. |
Origine et histoire
L’ancienne enceinte de Saint-Pastour est un vestige de la bastide fondée entre 1250 et 1259 par Alphonse de Poitiers, frère de Saint Louis. Ce village fortifié, typique du XIIIe siècle, était ceint d’un mur en moellon de tuf, partiellement conservé à l’ouest. La porte de ville, couverte d’un arc plein-cintre chanfreiné, marquait l’entrée étroite de la cité, sans trace de herse ni de bretèches. Le site reflète les techniques défensives médiévales, combinant escarpements rocheux retravaillés et maçonnerie sommaire.
La bastide, initialement pro-anglaise en 1315, devint un enjeu stratégique durant les Guerres de religion. Au XVIe siècle, catholiques et huguenots s’y affrontèrent violemment : en 1569, Monluc y vainquit le capitaine protestant Arnaud de Clermont, tandis qu’Armand de Gontaud-Biron s’empara de la place en 1580, massacrant ses défenseurs. Les remparts, peut-être renforcés à cette époque, ne subsistent aujourd’hui que par un tronçon ouest, surmonté depuis le XIXe siècle d’une statue de Jeanne d’Arc, ajoutée par le curé local.
Le château adjacent, quadrilatère flané de trois tours à embrasure, date aussi du XIIIe siècle mais fut remanié au XVIe. Ses couronnements ont disparu, laissant un édifice partiel. Classés Monuments historiques en 1990, ces vestiges illustrent les luttes religieuses et politiques qui marquèrent le Sud-Ouest, entre royauté française, influence anglaise et conflits confessionnels. La localisation approximative (précision : 5/10) et les sources orales complètent ce patrimoine fragile.