Fondation de la manufacture 1913 (≈ 1913)
Création de l’usine de tabac à Ajaccio.
1920
Reprise par Henri Alban
Reprise par Henri Alban 1920 (≈ 1920)
Rachat par l’industriel algérois.
1924
Concurrence de Toga
Concurrence de Toga 1924 (≈ 1924)
Ouverture d’une usine rivale en Haute-Corse.
1940
Fermeture définitive
Fermeture définitive 1940 (≈ 1940)
Arrêt de l’activité industrielle.
27 octobre 1992
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 27 octobre 1992 (≈ 1992)
Protection de la façade et du minaret.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade principale avec son minaret (cad. BP 103) : inscription par arrêté du 27 octobre 1992
Personnages clés
Henri Alban - Industriel
Propriétaire-repreneur de la manufacture en 1920.
Origine et histoire
La manufacture de tabac d'Ajaccio a été fondée en 1913, puis reprise en 1920 par l’industriel Henri Alban, déjà propriétaire d’une usine similaire à Bône (Algérie). Pendant quatre ans, elle fut la seule usine de transformation du tabac en Corse, avant d’être concurrencée par celle de Toga (Haute-Corse) à partir de 1924. Cette rivalité commerciale accéléra son déclin, conduisant à sa fermeture définitive en 1940. L’établissement, équipé de machines modernes, employait jusqu’à 110 personnes en 1924, majoritairement des femmes, et marqua une tentative unique d’industrialisation urbaine dans le sud de l’île.
L’usine Alban se distingue par son architecture néo-mauresque, un style rare en Corse, avec une façade ornée de mosaïques polychromes. Elle incarne un pan de l’histoire économique corse, liée à la culture et à la commercialisation du tabac initiée sur l’île dès 1818. Bien que son activité ait été éphémère, elle reste un témoignage matériel des ambitions industrielles locales au début du XXe siècle, dans un contexte insulaire alors dominé par l’agriculture et l’artisanat.
Classée Monument Historique en 1992 pour sa façade principale et son minaret, l’ancienne manufacture Alban est située au 89 cours Napoléon à Ajaccio. Son état de conservation et sa localisation exacte (notée comme « passable » en termes de précision) en font un site patrimonial à la fois emblématique et fragile, reflétant les défis de la préservation du patrimoine industriel en milieu urbain.