Construction initiale XIIIe siècle (≈ 1350)
Tour intégrée à l’enceinte du château Raoul.
XVe siècle
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle XVe siècle (≈ 1550)
Ajout de l’arcade et modifications gothiques.
11 avril 1973
Classement MH
Classement MH 11 avril 1973 (≈ 1973)
Inscription façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures de la tour, dite Tour de la Vieille Prison, avec son passage (cad. AI 121) : inscription par arrêté du 11 avril 1973
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Sources ne mentionnent aucun acteur historique.
Origine et histoire de la Porte
La porte Saint-Martin, plus connue sous le nom de porte de la Vieille Prison, est une ancienne tour fortifiée située à Châteauroux, dans l’Indre. Construite au XIIIe siècle, elle faisait partie des six tours de l’enceinte du château Raoul, un château seigneurial dont elle constituait l’unique porte conservée. À l’origine, elle abritait une chapelle castrale dédiée à saint Martin, d’où son nom officiel. Après la destruction des remparts, la tour fut reconvertie en prison, fonction qu’elle conserva jusqu’à sa reconstruction partielle au XVe siècle, incluant l’arcade actuelle qui marquait l’entrée vers la ville.
Au niveau de la rue, la tour présente une salle voûtée en coupole percée de chambres de tir et meurtrières à mire, témoignages de son rôle défensif. Un vitrail orné des armoiries de Châteauroux rappelle l’ancienne porte au Guédons, porte principale disparue de la ville. La tour, aujourd’hui propriété du département, est protégée depuis 1973 au titre des monuments historiques pour ses façades, toitures et son passage. Après avoir servi de prison, elle abrite désormais une chambre d’hôtes, mêlant patrimoine médiéval et usage contemporain.
La Tour de la Vieille Prison illustre l’évolution des fortifications urbaines : d’abord élément clé de la défense seigneuriale, elle devint un symbole de l’autorité judiciaire locale avant sa reconversion. Son architecture combine des traits des XIIIe et XVe siècles, avec une arcade caractéristique de la période gothique tardive. Les armoiries visibles sur le vitrail soulignent son lien avec l’histoire municipale, tandis que les meurtrières rappellent son origine militaire. Classée parmi les monuments historiques de l’Indre, elle reste un témoignage rare des enceintes castrales de la région Centre-Val de Loire.