Plans initiaux 1741 (≈ 1741)
Desforges-Boucher dessine les plans du magasin.
1750
Décision de construction
Décision de construction 1750 (≈ 1750)
Conseil supérieur de Bourbon approuve le projet.
1751
Construction de la poudrière
Construction de la poudrière 1751 (≈ 1751)
Édification du bâtiment actuel.
2007
Classement Monument historique
Classement Monument historique 2007 (≈ 2007)
Inscription à l'inventaire supplémentaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancienne poudrière en totalité, y compris son mur d'enceinte et son terrain d'assiette (cad. AI 70, lieudit La Redoute) : inscription par arrêté du 3 avril 2007
Personnages clés
Antoine Marie Desforges-Boucher - Ingénieur du roi
A conçu les plans en 1741.
Origine et histoire
La chapelle de La Redoute, aussi appelée chapelle Saint-Louis, est une ancienne poudrière militaire construite en 1751 à Saint-Denis de La Réunion. Initialement conçue pour remplacer une poudrière dangereuse située dans le quartier Saint-Denis, elle fut édifiée selon les plans de l'ingénieur du roi Antoine Marie Desforges-Boucher, dessinés en 1741. Ce bâtiment, intégré à la deuxième ligne de défense de la Compagnie des Indes, était stratégiquement placé à contre-pente des tirs marins, sur une plaine entre le rempart de La Montagne et la rivière Saint-Denis.
Après deux siècles d'utilisation comme magasin à poudre, l'édifice fut reconverti en chapelle militaire catholique au XXe siècle. Il devint alors la chapelle de garnison des Forces armées de la zone sud de l'océan Indien, tout en conservant ses caractéristiques architecturales d'origine : murs en basalte taillé, contreforts, corniche décorative et blason royal au-dessus de l'entrée. Son mur d'enceinte en moellons, typique des constructions militaires de l'époque, est toujours intact.
Classée à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 2007, la chapelle illustre l'héritage colonial français à La Réunion. Son architecture, rare pour l'île au XVIIIe siècle, combine utilité défensive et symbolisme royal. Aujourd'hui, elle reste un lieu de culte actif tout en témoignant de l'histoire militaire et religieuse de Saint-Denis.
Le choix de son emplacement répondait à des impératifs de sécurité : éloignée des habitations en bois et palmes de Saint-Denis, la poudrière limitait les risques d'explosion pour la population. Sa transformation en chapelle au XXe siècle reflète l'évolution des besoins des garnisons locales, passant d'un usage logistique à un rôle spirituel pour les soldats stationnés sur l'île.
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