Fondation de l'abbaye XIIe siècle (≈ 1250)
Site initial monastique avant conversion industrielle.
1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1791 (≈ 1791)
Rachat par des maîtres de forges.
XIXe siècle
Spécialisation en fonte d'art
Spécialisation en fonte d'art XIXe siècle (≈ 1865)
Transition vers la production décorative.
1985
Fermeture définitive
Fermeture définitive 1985 (≈ 1985)
Fin de l'activité industrielle sous la famille Salin.
2009
Fin des activités agricoles
Fin des activités agricoles 2009 (≈ 2009)
Arrêt définitif de l'exploitation agricole sur place.
2013
Classement monument historique
Classement monument historique 2013 (≈ 2013)
Protection des bâtiments et aménagements hydrauliques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les parties suivantes telles qu'indiquées sur le plan annexé à l'arrêté : le sol des parcelles F 170 et F 302 du site historique de l'ancienne abbaye d'Ecurey ; les façades et les toitures des logements ouvriers et les jardins ouvriers (A) ; en totalité : les halles de fonderie (B), les magasins de modèles (C), l'atelier d'ajustage et de modelage (D), le bâtiment de la turbine (E) et la chapelle (F) ; les façades et les toitures de la halle d'expédition (G), du magasin de stockage (H), de la conciergerie (I) et de l'ancienne halle à coulée (J) ; les aménagements hydrauliques ouverts et couverts : canaux et biefs (en eau et hors d'eau) avec leurs maçonneries, les ponts avec garde-corps en fonte et le système de vannage (cad. F 163, 165, 166, 169, 170, 302, 304, 307, 309, 342 à 349, 361, 378, 379) : inscription par arrêté du 27 septembre 2013
Personnages clés
Famille Salin - Derniers dirigeants des fonderies
Gestion jusqu'à la fermeture en 1985.
Origine et histoire
Les fonderies d’Écurey, implantées dans le hameau éponyme près de Montiers-sur-Saulx (Meuse, Grand Est), occupent l’emplacement d’une ancienne abbaye fondée au XIIe siècle. En 1791, après la Révolution française, le monastère et ses dépendances furent vendus comme biens nationaux. Rachatés par des maîtres de forges, les lieux furent convertis en ateliers de production de fonte et de fer puddlé, avant de se spécialiser dans la fonte d’art et de décoration. Ce site illustre une activité industrielle rurale, exploitée grâce à la proximité d’un gisement de minerai de fer (glauconie).
L’unité architecturale du site mêle les vestiges de l’abbaye et les bâtiments industriels, dont des halles de fonderie, des magasins de modèles (conservant une rare collection de moules), et des aménagements hydrauliques (canaux, vannes). La production déclina à partir des années 1970, conduisant à la fermeture définitive en 1985, sous la direction de la famille Salin. Classé monument historique en 2013, le site inclut aussi des logements ouvriers, une chapelle, et des ateliers comme celui d’ajustage.
Aujourd’hui valorisé, le site accueille un espace muséographique, des ateliers de formation (rénovation énergétique), des salles de réception, et un gîte. Les visites guidées retracent l’histoire du lieu et du Barrois, tout en mettant en avant son patrimoine industriel et agricole, ce dernier ayant cessé en 2009. Les éléments protégés couvrent les façades, toitures, aménagements hydrauliques, et objets liés à la métallurgie, témoignant de cette transition entre vie monastique et révolution industrielle.
Le paysage industriel d’Écurey se distingue par son intégration rurale et la préservation d’un ensemble cohérent : bâtiments conventuels réaménagés, machines, et infrastructures hydrauliques. La collection de moules, utilisée pour couler statues et objets en fer, constitue un patrimoine technique remarquable. Le site, propriété partagée entre acteurs privés et la communauté de communes, perpétue ainsi la mémoire d’une activité métallurgique emblématique de la Meuse.