Fondation de la maison Chiris 1768 (≈ 1768)
Date officielle de création de l’entreprise.
1868
Installation dans l’ancien couvent
Installation dans l’ancien couvent 1868 (≈ 1868)
Construction de la première structure industrielle.
1899
Inauguration de *la Mosquée*
Inauguration de *la Mosquée* 1899 (≈ 1899)
Atelier d’extraction par solvants, innovant.
1930
Équipements sociaux pour les employés
Équipements sociaux pour les employés 1930 (≈ 1930)
Cantine, piscine et installations sportives.
1999
Démolition partielle de l’usine
Démolition partielle de l’usine 1999 (≈ 1999)
Remplacée par le palais de justice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Antoine Chiris - Fondateur de la maison Chiris
Créa l’entreprise en 1768.
Origine et histoire
Les anciennes parfumeries Chiris, installées à Grasse dans le dernier quart du XIXe siècle, occupaient l’emplacement d’un ancien couvent des Capucins transformé en 1868. L’usine mère, de style néoclassique, formait un ensemble homogène en forme de « E », avec un corps central de quatre niveaux flanqué d’ailes latérales. Sa façade portait la date de 1868, marquant probablement la construction initiale, tandis que des extensions ultérieures, notamment sur les faces latérales et arrière, intégrèrent des structures industrielles comme une cheminée et une halle en bois pour les distilloirs.
En 1899, l’entreprise inaugura un atelier révolutionnaire baptisé la Mosquée, une vaste halle de 4 582 m2 dotée de baies mauresques pour ventiler les produits inflammables (éther, benzène, alcools). Cet atelier, premier du genre à Grasse, était dédié à l’extraction des parfums par solvants, complétant les méthodes traditionnelles de distillation et d’enfleurage encore pratiquées dans les parties anciennes. Les serpentins des alambics, visibles dans certains ateliers, témoignaient de ces techniques historiques.
La société Chiris, fondée officiellement en 1768, devint le précurseur de la parfumerie grassoise, employant jusqu’à 262 personnes en 1954. Son site inclut aussi, dès les années 1930, des équipements sociaux (cantine, piscine, installations sportives), reflétant une politique patronale progressive. Après sa fermeture, l’usine fut acquise par la ville : le bâtiment principal, démoli en 1999, laissa place au palais de justice, tandis que la halle d’extraction (la Mosquée) fut préservée comme unique vestige.
Les démolitions successives (notamment le hangar aux aériens et les distilloirs en 1999) effacèrent une grande partie du patrimoine industriel, mais l’histoire de Chiris reste emblématique de l’essor économique de Grasse, capitale mondiale du parfum. Les innovations techniques et sociales de l’entreprise marquèrent durablement le secteur, avant sa transformation en espace urbain contemporain.
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