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Anciennes parfumeries Chiris dans les Alpes-Maritimes

Anciennes parfumeries Chiris

    19 Avenue Pierre Sémard
    06130 Grasse
Propriété de la commune
Crédit photo : Patrick Rouzet - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1768
Fondation de la maison Chiris
1868
Installation dans l’ancien couvent
1899
Inauguration de *la Mosquée*
1930
Équipements sociaux pour les employés
1999
Démolition partielle de l’usine
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Antoine Chiris - Fondateur de la maison Chiris Créa l’entreprise en 1768.

Origine et histoire

Les anciennes parfumeries Chiris, installées à Grasse dans le dernier quart du XIXe siècle, occupaient l’emplacement d’un ancien couvent des Capucins transformé en 1868. L’usine mère, de style néoclassique, formait un ensemble homogène en forme de « E », avec un corps central de quatre niveaux flanqué d’ailes latérales. Sa façade portait la date de 1868, marquant probablement la construction initiale, tandis que des extensions ultérieures, notamment sur les faces latérales et arrière, intégrèrent des structures industrielles comme une cheminée et une halle en bois pour les distilloirs.

En 1899, l’entreprise inaugura un atelier révolutionnaire baptisé la Mosquée, une vaste halle de 4 582 m2 dotée de baies mauresques pour ventiler les produits inflammables (éther, benzène, alcools). Cet atelier, premier du genre à Grasse, était dédié à l’extraction des parfums par solvants, complétant les méthodes traditionnelles de distillation et d’enfleurage encore pratiquées dans les parties anciennes. Les serpentins des alambics, visibles dans certains ateliers, témoignaient de ces techniques historiques.

La société Chiris, fondée officiellement en 1768, devint le précurseur de la parfumerie grassoise, employant jusqu’à 262 personnes en 1954. Son site inclut aussi, dès les années 1930, des équipements sociaux (cantine, piscine, installations sportives), reflétant une politique patronale progressive. Après sa fermeture, l’usine fut acquise par la ville : le bâtiment principal, démoli en 1999, laissa place au palais de justice, tandis que la halle d’extraction (la Mosquée) fut préservée comme unique vestige.

Les démolitions successives (notamment le hangar aux aériens et les distilloirs en 1999) effacèrent une grande partie du patrimoine industriel, mais l’histoire de Chiris reste emblématique de l’essor économique de Grasse, capitale mondiale du parfum. Les innovations techniques et sociales de l’entreprise marquèrent durablement le secteur, avant sa transformation en espace urbain contemporain.

Liens externes